|
|
« DIAPORAMA
»
dessins, photographies et sculptures de Claude Simard
Du 2 février
au 18 mars 2007
|
 |
[Séquence] consacre
généralement en début d’année ses espaces d’exposition
à des artistes de la région. Les Patrice Duchesne, Martin Dufrasne,
Guy Blackburn, Claudine Cotton, entre autres, y ont déjà montré
leur travail à cette période.
Nous poursuivons la tradition en présentant du 2 février au 18 mars
2007 les travaux —dessins, photographies et sculptures— de l’artiste multidisciplinaire
larouchois et new-yorkais Claude Simard.
La pratique de l’art aura toujours des liens très serrés avec l’histoire.
L’œuvre de Claude Simard est remarquable, précisément dans ses intentions,
par la préoccupation qu’il a de ses origines et qui consiste à reproduire
des expériences personnelles. En 1998, dans ses travaux présentés
au Musée d’art contemporain de Montréal, il abordait autant des expériences
intimes que des registres du social et du politique. Larouche, municipalité
où il a passé son enfance et adolescence est omniprésente dans
son travail. «On ne peut échapper à la mémoire. Pas plus
que mon art ne peut échapper à quelque rapport lointain avec l’art
populaire avec lequel j’ai grandi.» Passé composé (1995), une
immense murale composée de lettres de coton rembourrées transcrivant
tous les noms des habitants de Larouche, est un vibrant hommage à ses proches.
L’ensemble de ce corpus de travail est un marqueur d’époque. En conclusion
dans le catalogue du MACM, Gilles Godmer écrit: «Sur cette société
qui doute, profondément transformée, en quête constante d’équilibre,
sur ce qu’est devenu, ce que devient le Québec un peu plus chaque jour, Simard
pose un regard qui toujours retrouve une appartenance et des liens affectifs forts
et persistants.»
Dans le travail qu'il présente à [Séquence], Claude Simard poursuit
sa démarche sur la mémoire, mais le corpus d'oeuvres a plus un caractère
autobiographique. «Le chat calme et d'apparence endormie, malgré le
va et viens dans tout ce qui l'entoure, c'est moi. Les deux sphères de plomb
représentent le père et la mère». Le père est aussi
représenté par la sculpture d'un personnage à la chevelure et
à la barbe noire et l'on pourrait également interpréter, la
perruque et la barbe blanche, les accessoires d'habillement du père Noël,
par l'aïeul. Les petits dessins, les petites photographies couleurs d'un arbre
de Noël avec un père Noël et certains objets sculpturaux construits,
entre autres, avec des amoncellements de mouches mortes complètent l'excellente
mise en espace de cette installation. Travail conceptuel, les représentations
sont d'inspiration larouchoise; la création et la présentation sont
d'instinct new-yorkais. Vivant à New-York depuis 25 ans et copropriétaire
de la Jack Shainman Gallery ses acquis et ses expériences de vie continuent
de se transposer.
Claude Simard poursuit aujourd’hui sa démarche de création en
transformant son village natal en une ville-musée. Vivant à New-York
depuis plus de 20 ans et copropriétaire de la Jack Shainman Gallery; ses acquis
et ses expériences de vie continuent de se transposer. Ce sont toujours ses
origines, ce qu’il touche ou ce qu’il vit avec ses proches qui le nourrissent dans
ses actions. Il est comme bien des artistes très attaché à son
patelin. Peut-être a-t-il été inspiré par ses pairs: les
Arthur Villeneuve, peintre barbier, Denys Tremblay, Roi de l’Anse ou encore Jean-Jules
Soucy, pharaon de la Pyramide des Ha! Ha!. |
| Notes biographiques |
| Né en 1956 à Larouche,
au Saguenay et installé à New-York depuis le début des années
80, Claude SIMARD a présenté son travail tant au Québec
qu’aux États-Unis. Deux expositions en solo ont lancé sa carrière
et ont fait de lui l’un des artistes les plus importants d’Amérique du Nord:
à la Nancy Solomon d’Atlanta (Georgie) en 1996 et au Musée d’art contemporain
de Montréal en 1998. |
|
|