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Troupe almatoise Génération II reprend vie avec
les représentations de «Snack bar», sa septième comédie musicale

Sylvis Doyon au travail

La troupe almatoise Génération II reprend du service après une année de relâche. Elle concrétise cette reprise de ses activités avec une nouvelle formule, celle d'un forfait souper/comédie musicale présenté en collaboration avec le Complexe touristique de la Dam-en-terre.

Les représentations de «Snack bar» la septième comédie musicale, vont s'échelonner sur cinq semaines, du 10 avril au 8 mai, les samedis et dimanches. L'auteure Sylvie Doyon situe l'action dans un restaurant d'Alma, à l'époque de l'émission télévisée Jeunesse d'aujourd'hui. Mme Doyon assure aussi la mise en scène et la direction artistique et vocale, douze comédiens (ses élèves), dont la plupart chantent, se retrouveront sur scène. L'équipe se compose de sept comédiens-chanteurs et de cinq comédiens. La distribution varie de 18 à 40 ans.

Porte-parole de l'organisation, son conjoint et musicien Jean-Yves Tardif parle de faire ressortir les années de jeunesse des « babyboomers. » Il évoque un texte léger qui regarde cette époque avec des clins d'oeil. Il s'est chargé de superviser les arrangements musicaux, réalisés en collaboration avec Mme Doyon. Les interprètes vont chanter en direct, sur une piste musicale enregistrée sur disque dur. Quant à la formule, il convient de sa légèreté, mais ajoute qu'elle est voulue : «Nous avons joué des choses plus dramatiques, mais les gens nous ont dit vouloir se distraire de leurs problèmes plutôt que de les revoir sur scène, quand ils sortent. »

Huitième année

La troupe en est à sa huitième année. À la base l'organisation avait vu le jour dans le cadre d'une activité du carnaval d'Hébertville, en février 1992. On avait demandé à M. Tardif de faire davantage que l'accompagnement musical, trois semaines avant la prestation. Avec Mme Doyon, il avait comblé les lacunes, ce qui avait débouché sur la présentation de la comédie musicale. L'intérêt de gens d'Alma avait amené une présentation à Alma, dans le but d'aider la naissante Marmite fumante, alors privée de subvention. «L'année suivante, nous avons continué sous le nom de Génération II.» La première année, on fonctionnait sous le nom de Génération d'aujourd'hui.

Plusieurs facteurs ont amené l'interruption temporaire des activités de Génération II. D'une part, le couple Doyon-Tardif a réalisé un disque compact, lors de la dernière année précédant l'arrêt, en plus de donner sept représentations d'une comédie musicale. D'autre part, des événements extérieurs sont survenus : le décès, en octobre 97 d'un membre de la troupe et des accidents qui en ont immobilisé deux autres. «Nous avons interprété ça comme un signal à l'effet de ralentir nos activités», commente Tardif.

Les deux membres blessés ont retrouvé leur forme et font partie de la troupe. «C'est reparti et même en plus grand!», lance Tardif. En fait, on élargit les présentations pour en faire le forfait souper-théâtre évoqué plus haut. Les neuf représentations du spectacle 99 ont lieu à la salle François-Larochelle (180 places) du Complexe de la Dam-en-terre. La dernière fin de semaine, une seule représentation aura lieu, le 8 mai plutôt que les samedis et dimanches.

Génération II maintient sa vocation de soutenir des organisations sans but lucratif. Fonctionnant sans subvention, elle conserve les entrées de deux soirs de production, pour assurer la production de la pièce.

Cette année, l'organisation aide des cégépiens en Arts et lettres qui veulent financer un voyage culturel en Europe en l'an 2000; ils auront les profits de la représentation du 17. Le premier mai, elle soutiendra les conseils d'établissement des écoles St-Gérard de Desbiens et Jean XXIII de Lac-à-la-Croix qui veulent financer des activités scolaires.

Dès la fin de la présente production, M. Tardif et Mme Doyon, directrice générale de Génération II, vont se lancer dans un autre projet, dans le sous-sol de la résidence familiale.

Un studio

Sous le nom de Les
Productions Syltar, M. Tardif et Mme Doyon sont à monter un studio d'enregistrement qui sera fonctionnel dans quelques mois. «Nous allons offrir toutes les étapes, de la réalisation par infographie (Mme Doyon) de la pochette de disque au fait de graver un disque, en petites quantités. Je vais m'occuper des éventuels droits d'auteur», résume Tardif.

Il rappelle la difficulté pour de jeunes artistes d'émerger dans l'univers de la diffusion. Comme le couple l'a appris en tentant d'accéder à la diffusion des stations de radio, les portes sont difficiles à ouvrir et les suites positives encore plus ardues à concrétiser. «Je me suis mis dans la peau d'un jeune de 20 ans qui réussit à obtenir un prêt pour faire un disque dont il est fier... mais le produit ne trouve pas de débouché au plan de la diffusion», explique Tardif.

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Dernière révision : 21 novembre 2003

Raymond-Marie Lavoie
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