Le centre d’exposition SAGAMIE présente

« TRENTE-SIX » de Kinga Araya
Vernissage
le jeudi 27 septembreà 17 h / Exposition du 27 septembre au 8 novembre 2007


« TRENTE-SIX » est une installation multimédia qui comprend des images photographiques,
des vidéos et des sculptures. Toutes les œuvres examinent la nature de la demeure urbaine, en particulier la résidence d’Araya au 36 de la rue Faillon Est, à Montréal. L’une des œuvres vidéographiques présente une compilation de huit courtes bandes qui relatent des allers et retours vers Montréal. Alors que les deux premières, Walking Around [Se promener] et Tahoka, ont été tournées au Texas en 1998 et 1999), juste avant que l’artiste ne déménage à Montréal, les six autres ont toutes pour thèmes le chez-soi, l’immigration et le déplacement.

Les deux séries photographiques, Domestic Exiles, 2004 et Paroxysm,2006 déplacent le corps en intervenant de curieuse manière avec des objets quotidiens dans un espace domestique. Ces images mettent en cause une dichotomie entre violence domestique et sentiment de sécurité. L’exposition contient des meubles provenant de l’appartement de l’artiste. Leur revendication esthétique dans un contexte artistique suscite une interrogation sur l’in-situ versus ce qui est domestique.

Le triptyque vidéo (51 min), How to Kill Love in the Shortest Time, réalisé spécialement pour la présente exposition, illustre parfaitement la complexité de la vie dans une maison, condition précaire marquée par l’impossible désir de répéter et de rejouer l’amour par l’écriture, le dessin et la réflexion. L’introduction, " Writing " (4 min.), propose une réflexion sur la communication humaine où des mots écrits sont imperceptibles. Cette histoire d’amour inusitée pourrait se lire de bien des façons comme étant toujours déjà une condition impossible pour épuiser le sens de la communication, surtout lorsqu’il s’agit d’émotions. La partie centrale, la plus longue (plus de 40 min.) et qui s’intitule " Drawing ", présente une performance inédite, effectuée en 2004 sur une musique de Francesco De Gregori. Le rituel consistant à dessiner le contour du corps d’Araya souligne des moments d’aveuglement inhérents à l’autoportrait. Ainsi, les dessins sur les murs du corridor évoquent des négociations difficiles avec l’idée de demeure dans l’appartement de l’artiste, lequel était également son atelier. Enregistrée en 2007 et comprenant des bribes de conversations téléphoniques personnelles se déroulant en italien, la section finale intitulée " Thinking " (3 min.), joue sur une signification en rhizome qui n’a ni début, ni milieu, ni fin. Étant l’une des sections les plus feuilletées de l’œuvre vidéo, elle se lit comme un adieu à ce qui a été la demeure d’Araya pendant les sept dernières années.

Kinga Araya est artiste interdisciplinaire et chercheure. Elle vit et travaille à Montréal et à Berlin. Dans sa pratique artistique, elle explore le phénomène du mouvement et de la communication, en rapport avec l’incertitude de la condition humaine contemporaine. Dans sa recherche critique, elle examine le phénomène de la marche, de l’immigration et de l’exil, tel que représenté dans les performances contemporaines. Ses travaux critiques ont été publiés dans les revues esse et Parachute. Araya a présenté ses œuvres et ses performances et donné des conférences dans plusieurs lieux culturels et académiques en Allemagne, en Australie, au Canada, au Chili, en Espagne, aux États-Unis, en France, en Italie, au Liban, en Pologne et en ex-Yougoslavie. Parmi ses expositions personnelles, mentionnons Hybris IV à la Zacheta National Gallery of Art à Varsovie (2003) ; Prosthetic Self présentée dans les locaux d’Oboro à Montréal (exposition de thèse de doctorat, 2004) ; et, plus récemment, Paroxysme à la Maison de la culture de Gatineau (2006). En 2007, Araya participait à deux expositions collectives à la University of Pennsylvania à Philadelphie, et son DVD interactif Fifty-Five est présentement en tournée dans le cadre de Rythmes urbains, une série d’expositions collectives présentée au Québec. Araya est lauréate de plusieurs bourses de création et de recherche, notamment une bourse de doctorat du CRSH (2000), la Renata Hornstein Graduate Fellowship in Recognition of Superior Academic Achievement (2003), une bourse B de recherche et création du Conseil des arts et des lettres du Québec (2005), la Andrew W. Mellon Postdoctoral Fellowship (2006) et la ICI Berlin Artistic and Postdoctoral Fellowship (2007).

LANCEMENT DE LIVRE
Le vernissage de cette exposition sera également l’occasion du lancement du livre Passing Estrangement / Étrangère de passage, sur le travail de Kinga Araya, accompagné d'un texte du Dr. Edlie Wong, professeur à la State University of New Jersey. Cette publication est éditée par SAGAMIE, ÉDITIONS D’ART et imprimée sur les presses du Centre SAGAMIE. Cette nouvelle maison d’édition est vouée à la documentation de l’art contemporain. Elle cherche à augmenter sensiblement la diffusion du travail des artistes tout en soutenant le développement de contenus critiques et théoriques.

Le Centre SAGAMIE est soutenu par le Conseil des arts et des lettres du Québec et par le Conseil des Arts du Canada. Le Centre SAGAMIE remercie également la Ville d’Alma, le Fonds de stabilisation et de consolidation des arts et de la culture du Québec, le CRCD, Emploi Québec, le CRC, le CLD, Le Groupe A&A, Canon, ainsi que ses 300 membres pour leur soutien financier. Le Centre SAGAMIE est membre du Regroupement des centres d'artistes autogérés du Québec,

Horaire de la galerie :
lundi - vendredi, 9 h à 17 h.

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Sources :
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Dernière révision : 27 septembre 2007

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