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UN
SOIR DE BRUME
AIX-EN-PROVENCE
En souvenir de tout ce que l'on ne fera pas
en avenir de ce qui fut fait déjà
À toi
qui, ne sait pas plus que moi
pourquoi je t'évite
À toi que je blesse sans cesse en même tant que moi
qui me veut bonheur que je ne sais pas
proche quand bien sur le loin s'impose
pas d'univers commun mais un regard
je t'invente des raisons auxquelles tu essaies de croire
tu voudrais savoir
je lutte pour ne pas te noyer avec moi
je t'en veux, je m'en vais, tu ne comprends pas
je revendique, je pleure parfois
je cherche à vivre, à exister, à crier
je t'emmène avec moi, tu me manques les soirs où, par respect tu n'as
pas appelé, comme ce soir, à force que je te le dise tu as fini par
me
croire
hier, téléphone au milieu de ma nuit ne l'a pas réveillé,
un peu de
colère contre toi, penaud tu voulais partager la naissance d'un bébé
comment ne pas sourire?
ne souffre pas trop à cause de moi et reviens moi vite
on ne sait jamais, si je tenais trop à toi, je pourrais te perdre
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