| MARIE HÉLÈNE
LEBLANC |
| « C'est seulement quand nous
pouvons habiter que nous pouvons bâtir », écrivait Heidegger.
J'ai le sentiment que pour habiter il faut aussi savoir quitter, vivre en nomade
pour me sentir chez moi après l'expérience d'un ailleurs. Vivre dans
le transitoire, dans l'état de chantier permanent, interrompu, ou plutôt
en attente. Changer de territoire. Habiter, c'est davantage se situer que s'établir.
Rechercher une complémentarité des expériences en investissant
la notion de résidence, comment arriver à revisiter ce nouveau
lieu de création en tant qu'espace à habiter. |
| Le projet MARIE HÉLÈNE LEBLANC
EN CONSTRUCTION se veut une
expérimentation sur le fait d'habiter ce lieu de passage qu'est la galerie.
Y demeurer et y travailler pour me sentir chez moi. Fortement inspirée par
l'architecture alsacienne, après avoir habité dans cette région
de la France, une structure sera en construction à l'intérieur de l'espace
d'exposition de l'Oeuvre de l'Autre. D'autres lieux, plus intimes, y seront façonnés
en collaboration avec trois personnes choisies, qui se risqueront à un exercice
fastidieux : faire l'inventaire de tous les gens qu'ils connaissent ou ont connu. |
| Originaire de la Gaspésie,
Marie-Hélène Leblanc vit et travaille à Chicoutimi. Suite
à un baccalauréat en arts visuels à l'Université Laval,
elle étudie en ce moment à la maîtrise en art à l'Université
du Québec à Chicoutimi. Elle s'intéresse à l'architecture,
à l'habitation temporaire, aux proches et au lointain. Marie-Hélène
a participé en tant que commissaire et/ou artiste à moult expositions
collectives. |