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Le 14 janvier 2007, tu as franchi le pas ultime. Comment accepter ton départ? Ne pas céder à cette tristesse que tu craignais tant d’infliger? Le mot capable de traduire le grand silence créé par l’absence définitive n’existe pas. Je le sais. Je me suis emparé de toutes les lettres, exploré tous les dictionnaires, traquant le mot unique. Un seul a su trouver l’écho de l’ami perdu... ton nom: Jean-Paul. Toi, l’ami, le frère, l’artiste, l’homme, tu as coiffé superbement les chapeaux des grands amoureux de la vie. À ta manière, tu étais le pilote de Saint-Exupéry, déposant ses outils pour mieux s’ émerveiller devant l’inattendu. Sauf que, dans ton monde, ce n’était pas un désert, c’était la vie. Tu ne dessinais pas un mouton, tu peignais des couchers de soleil. Pas besoin d’être un renard pour apprivoiser les petits princes et leurs sœurs avides de connaître les secrets d’une planète, assez vaste pour oublier que les roses ont des épines. Il t’a suffi de puiser sur ta palette toutes les couleurs des jours et des nuits pour brosser les paysages d’un pays lumineux que ton grand rire éclairait plus encore.
« La terre nous donne les grandeurs de la vie et les couleurs de l’amour, disais-tu. L’écouter, c’est donner de la lumière à notre vie. » Tu n’as rien fait d’autre, au cours de ta carrière, que de déverser toute cette lumière dans tes œuvres comme dans tes rencontres. Tu créais l’harmonie et la joie. La complicité et la tendresse. Voilà notre héritage. Sur les toiles de ta vie, sans le savoir... ou peut-être le savais-tu, nous pouvons suivre sur la route tracée les chemins de ton âme. Ton avenir se continue, il est notre mémoire. Ne crains plus le silence Jean-Paul. Tu es l'arbre aux multiples ramures. Pour une branche morte mille autres chantent au vent. » |
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| Source : © Christiane Laforge - 19 janvier 2007 - Texte originald.pdf | ||||