| Extrait du journal Le Lac-Saint-Jean Samedi le 9 avril 2005 |
par France
Paradis |
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Au
Kosovo |
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ALMA (FP) - PINO - Pierre Noël, mieux connu sous le pseudonyme
de «Pino», revient d'un stage
de travail au Kosovo, un pays ravagé par la guerre. S'il en tire une expérience
enrichissante au plan personnel, ce qu'il retient le plus, c'est la chance qu'il
a eu de pouvoir réapprendre à des enfants à rire, des enfants
qui tentent de rebâtir un pays où il ne subsiste rien ou presque au
lendemain des bombardements de l'OTAN. «C'est
arrivé drôlement. Jacques Thériault a créé en début
d'année une cellule québécoise de l'organisme Clowns sans frontières.
En février, Pino reçoit un appel de Jacques Thériault qui voulait
lui demander une information.Tout en parlant de son projet de clown, je lui ai lancé à la blague quand est-ce que je mettais mon nez de clown pour partir avec lui. La réponse a été presque instantanée et j'était embarqué dans cette aventure qui a mené au Kosovo du 18 au 29 mars dernier», de raconter Pierre Noël. Clowns sans frontières était associé à l'organisme français «Enfants réfugiés du monde» pour cette mission humanitaire. Après avoir trouvé certains commanditaires pour différents objets dont 5000 nez de clowns, Pino, Jacques Thériault et Ghyslain Turcotte, un troisième clown se sont embarqués pour le Kosovo. «Je me suis retrouvé dans la région de Drenica, au Sud du pays. C'est une ville qui a salement été dévastée, pillée, violée, saccagée, tuée», lance Pino avec de l'émotion dans la voix. Il ne cache pas que la vue de ces ruines et de ces entants à qui il ne reste rien a de quoi émouvoir. Cependant, il était là avant tout pour faire rire et réapprendre aux enfants à rire. Les trois québécois s'étaient chacun partagés un secteur et au total quelque 3500 enfants de 5 à 17 ans ont pu bénéficier de leur enseignement. La mission avait un but pédagogique mais également, par le biais de clown sans frontière, utiliser les clown comme outil d'intervention afin d'aider les jeunes à retrouver le sourire. «Si vous saviez comment un simple nez de clown peut être un passeport. Ces jeunes n'avaient jamais vu de clown. Mais, après quelques minutes, tout changeait. Il fallait un interprète albanais mais par les signes, on se comprenait rapidement», souligne Pino. L'avant-midi, I'atelier de travail s'adressait aux 8 à 12 ans et l'après-midi, ceux de 12 à 16 ans. Et le soir, les trois clowns se réunissaient pour donner un spectacle. «La lueur dans leurs yeux. Ça faisait longtemps que ces enfants n'avaient pas ri et on est arrivé avec nos outils, des nez, des balles à jongler, et on leur a permis à nouveau de rêver. Les enfants sont partout pareils, ils ont le droit de rêver», affirme Pierre Noël. Ce qui est merveilleux, c'est l'effet d'entraînement de cette mission humanitaire. «Les meilleurs élèves qui ont facilement appris les techniques de jonglage par exemple sont rapidement devenus des professeurs pour leurs autres amis. La joie qu'ils ont retrouvé dans les ateIiers de clown, ils vont la transporter après coup dans leur famille. Imaginez le jeune qui va sortir son nez de clown lors du repas familial et qui va commencer à rire», lance Pierre Noël pour explique quel peut-être l'effet multiplicateur du rire Pino est revenu du Kosovo avec une grande satisfaction personnelle. D'ailleurs. avant de partir, les militaires canadiens sur place ont tenu à remercier personnellement les clowns québécois car ils ont été à même de constater comment, avec un simple nez de clown et quelques balles pour jongler, on peut changer le visage d'un enfant et retrouver de la lueur dans ses yeux. Pierre Noël, alias Pino, est revenu grandi de sa mission humanitaire au Kosavo. Sa plus grande satisfaction, c'est d'avoir permis à des enfants de retrouver le sourire. |
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