RÉSULTATS DU CONCOURS DE PAROLIERS
JE ROULE VERT...
Organisation de La Journée de l'Hymne au printemps
Premièr prix accordé ex-aequo à
« LA VIE EN VUSREQUIEM ECOLO

Quatre autres textes de chansons
retenus par le jury du concours.


« COMME ÇA À ROULER »

Texte de : Mélanie Vincent - Drummondville

Comme un moment d’arrêt,
Sur une vie qui s’essouffle,
Le bonheur aux aguets,
Viendra calmer ma course.

Comme un point de repos,
S’imposant juste à temps,
Me laissant fuir le boulot,
La ville et l’épuisement.

Dire qu’il y a pas si loin,
Des champs à perte de vue,
Loin des bruits citadins,
Et du béton des rues.

C’est par là que j’irai,
Rouler ma dérision,
Changer le monde en pensées,
Sans aucune prétention.

C’est ainsi que je pourrai,
M’imprégner d’existence,
De forêts épargnées,
Et de nature immense.

C’est comme ça à rouler,
Sur des routes vertes de vie,
La panse estomaquée,
De splendeurs, d’infini.

C’est comme ça à rouler,
Que m’est venu la conscience,
Qu’il faudra préserver,
Ces lieux source d’allégeance.

© 2005 Mélanie Vincent - Tous droits réservés


 

« LE SOMNAMBULE »

 

« ... À SEPT SI ... ASEPSIE... »

de Daniel Martel Racine - Montréal  

de Sylvie Caillé - Cap Santé

La nuit je me lève
Me promène au milieu de la rue
Mes pieds se soulèvent
Sans se soucier des charrues

Marcher de travers
Suivant le code de ma déroute
Mes yeux aux feux verts
Signale notre route

Ne pas se réveiller
Ne pas me réveiller
Dans le trafic

Rêver
D’une ville sans voiture
De file de verdure
Rêver

La nuit je me conduis
Me dandine aux intersections
Mes jambes sauf-conduits
Source d’aucune pollution

Courir à travers
Des autoroutes dénudés
Mes talons persévèrent
Témoin des mètres asphaltés

Ne pas se réveiller
Ne pas me réveiller
D’un coup de klaxon

Rêver
D’une ville sans voiture
De file de verdure
Rêver

La nuit je me lève
Me ballade entre les trottoirs
Mes orteils soulèvent
Des enjeux notoires

Rêver
D’une ville sans voiture
De file de verdure
Rêver

Ne pas me réveiller
Dans le trafic
  Des tonnes de carburant
Dépensées tous les jours
Entre les mains son volant
Et des kilos de détours
Ben assis sur son derrière
La calotte de travers
ou talons hauts, pied pesant
Foutaise l’environnement !

Et je roule, à vélo à sept heures à l’envers
S’il fallait qu’j’prenne mon air dans une bulle de verre
Et je roule, à vélo à sept heures à l’envers
Récupérons la terre et changeons l’atmosphère

L’hiver en démarrant
Démarreur à distance
Bombes à retardement
Demain des conséquences
Les gaz incolores
Nous tuent à petits feux
Et les huards s’évaporent
En grosse boucane bleue

Et je roule, à vélo à sept heures à l’envers
Si faut que j’respire mon air dans une bulle de verre
Et je roule, à vélo à sept heures à l’envers
J’pense qu’une nouvelle ère pourrait sauver notre terre

Un autobus urbain
Rempli de passagers
40 autos en moins
Gaz économisé
Le covoiturage sert
Pas juste aux étudiants
Aussi aux hommes d’affaires
Et ceux des gouvernements

Et je roule à vélo à l’envers à sept heures
S’il fallait qu’prenne mon air dans une bulle de verre
Et je roule à vélo à l’envers à sept heures
Dans la nouvelle ère pour sauver notre terre
Roulez à vélo, c’est l’heure zéro de l’an vert…
Pour sauver notre terre des erreurs d’hier
Et je roule à vélo à cette heure c’est l’an vert
Et je roulerai à vélo pour changer l’atmosphère…Í
© 2005 Daniel Martel Racine
- Tous droits réservés
 

© 2005 Sylvie Caillé
- Tous droits réservés


« AVOITURÉ »
Texte de : Jean-François Doré - Sherbrooke

Toutes les agressantes
Pubs télédiffusées
Toutes les irritantes
Campagnes : chaqu’ mois, payez !
Ne me rendent pas alléchant
L’achat spontané d’un
Gouffre financier ambulant


Sans tous ces paiements mensuels
Sans tous les gadgets usuels
Que je suis riche avoituré
Avoituré

Pas de pare-brise à dégivrer
Pas de déblayage d’entrée
Que je suis bien avoituré
Avoituré

À la chronique circulation
On nous dit quel route ou quel pont
N’est plus en mouvement
Mais est, gratuit, un station’ment !
Mais est, gratuit, un station’ment !

Toutes les fluctuations
Du cher prix de l’essence
Et les réclamations
Des polices d’assurance
Ça me laisse indifférent
J’économise sans un
Gouffre financier ambulant


Sans la peur de se faire voler
Sans la peine de la faire briller
Que je suis bien avoituré
Avoituré

Pas de problème à stationner
Pas de trafic pour se stresser
Que je suis libre avoituré
Avoituré

Homo ignorans mecanist,
Je ne connais pas Jacques Duval
Mais, c’est pas c’qui m’attriste !
Qu’est-ce que ce serait à Montréal ?
Qu’est-ce que ce serait à Montréal ?

Dans l’bus, j’asperge en douce
Cette fort’ senteur de housse
Par mes dés en minou,
Je peux être kitsch partout !
Ce feeling sous-jacent
N’est pas le mien sans un
Gouffre financier ambulant


Sans tous ces paiements mensuels
Sans tous les gadgets usuels
Que je suis riche avoituré
Avoituré

Pas de pare-brise à dégivrer
Pas de déblayage d’entrée
Que je suis bien avoituré
Avoituré

Sans la peur de se faire voler
Sans la peine de la faire briller
Que je suis bien avoituré
Avoituré

Pas de problème à stationner
Pas de trafic pour se stresser
Que je suis libre avoituré
Avoituré

© 2005 Jean-François Doré - Tous droits réservés


Premièr prix accordé ex-aequo à
« LA VIE EN VUSREQUIEM ECOLO


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Source :
M. Yvan Giguère Saguenay QC
Organisateur et concepteur
du concours Je roule vert
de la Journée de l'Hymne au printemps

Je roule vert
Tél. : (418) 696-0286
Site web : www.paroliers.qc.ca

   

Droit d'auteur
Dernière révision : 18 avril 2007

Raymond-Marie Lavoie
Webmestre