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Le colloque se poursuivra jusqu’au printemps 2003. |
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| Index des participations : | |||||||||||||||
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| 1. Isabelle Hayeur | |||
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Je viens de relire le premier résumé du colloque virtuel et voici quelques réflexions.
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| Voilà pour l’instant. | |||
| Isabelle Hayeur, Montréal | |||
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| 2. Paul Lowry | |||
| Je voulais ajouter mes trois sous au discours. Je te donne carte blanche pour modifier ou carrément transformer mes phrases dans l’optique de les traduire en français intelligible. | |||
Je ne crois pas que l’ordinateur apporte quelque chose de nouveau à la photographie. Je fais du photomontage depuis plus de 25 ans. Jusqu’à il y a cinq ans avec la peinture, des masques et des ciseaux, mais maintenant avec l’ordinateur. Je m’appelais photographe il y a vingt-cinq ans et je m’appelle encore par le même nom aujourd’hui. Certaines opérations me prennent beaucoup moins de temps à l’ordinateur, d’autres me prennent beaucoup plus de temps. Mais l’ordinateur ne me permet rien de nouveau. Pour moi l’ordinateur est clairement outil, comme il y en a tant en photographie. Photoshop est au photographe ce que la dactylographie est à l’auteur. Gutenberg a sans aucun doute révolutionné la société mais il n’a probablement pas eu beaucoup d’effet sur la littérature. Faire un nouveau médium de la photographie touchée partiellement ou totalement par l’ordinateur, ce serait à mon avis comme créer une nouvelle forme littéraire pour les écrivains qui se servent d’un traitement de texte. |
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| Mais après la lecture du résumé No 1 du colloque virtuel, je suis convaincu que l’ordinateur représente un changement important pour des graveurs et des peintres. Par contre, la gravure a facilement incorporé la photographie mécanique sans problèmes existentiels. Personne n’a trop de difficulté à comprendre pourquoi les sérigraphies d’Andy Warhol s’inscrivent logiquement dans la tradition de l’estampe et non dans l’histoire de la photographie. Je ne sais pas trop pourquoi un processeur numérique transformerait ce qu’il y a de fondamental à la gravure, mais je ne suis pas graveur. Est-ce la gravure qui expulse l’ordinateur parce qu’il ne respecte pas des consignes? ou est-ce l’ordinateur qui doit quitter le foyer pour aller habiter tout seul parce qu’il n’est pas compris par ses parents? | |||
Je crois que l’histoire de la photographie pourrait nous éclaircir sur la question de déséquilibre occasionné par la technologie. En effet, le discours qui cherche à définir les paramètres d’un médium, comme définir le champ de course d’un cheval, là où il ne peut plus courir, là où il n’est plus cheval, a eu lieu dans la tradition photographique il y a plus de 100 ans. |
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| Les théoriciens de la photographie ont animé un débat vigoureux qui a créé un schisme profond au cœur d’une tradition esthétique. Les deux écoles se distinguaient fondamentalement par le refus ou l’acceptation de considérer la photographie comme un médium distinct, à l’extérieur des critères esthétiques des arts visuels. La fissure séparait d’un côté les photographes qui se voyaient obligés d’employer la manipulation formelle; et de l’autre côté, les photographes qui se limitaient aux méthodes et moyens propres à la photographie. En 1970 John Sarkowski, conservateur de la photographie au MOMA, proclamait que la catégorisation de la photographie par les rubriques synthétique et analytique, (manipulée et documentaire) ne fournissait plus une structure analytique significative face à la photographie actuelle. | |||
Depuis Sarkowski, la définition de la photographie ne demeure pas dans le domaine de l’exécution de sa forme. Elle plante ses racines dans la psyché privée et collective face au miroitement du réel pour trouver sa raison d’être. La photographie est tout simplement le médium d’expression le plus directement branché à l’expérience directe de la vie. Le fait d’utiliser un objectif à faible pouvoir résolvant ou de se servir d’un pinceau ou de l’ordinateur est à côté de l’essence de l’image photographique. Cela ne veut pas dire que ces outils ne sont pas bienvenus au sein de la définition photographique, je veux tout simplement dire qu’ils ne modifient pas le foyer de la vision photographique. |
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| N’est-ce pas que la tradition esthétique, son histoire et son langage visuel dans laquelle notre expression s’inscrit est beaucoup plus significatif que les outils que nous utilisons pour la réaliser? La lentille n’a violé aucun des principes fondamentaux de la gravure, tout comme le pinceau, la colle et les ciseaux n’ont pas contredit l’essentiel de la photographie; pourquoi l’ordinateur le ferait-il? Il est même imaginable que pour certains photographes, la photographie évolue au-delà de l’appareil photo. Prenons l’exemple de la performance issue de la peinture. Elle dialogue avec l’histoire et la tradition de la peinture, et non avec celle du théâtre. C’est comme dire d’un peuple déraciné que la culture suit les gens, et non la terre. | |||
| Mais après tout, the proof is in the pudding, comme on dit en anglais, en d’autres termes : toute la rhétorique du monde ne changerait pas le fait que nous n’aimons pas la sauce. Il faudrait demander à une mère en deuil, et regardant une photographie de son fils qu’elle vient de perdre à la guerre, si elle considère significatif le fait que l’image à été touchée par l’ordinateur. Si elle pense que ce constat transforme sa lecture de l’image, la photographie numérique est sans doute un nouveau médium. À mon avis, c’est à elle de décider. | |||
| Paul Lowry, Montréal | |||
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| 3. Grégory Chatonsky, artiste français en résidence du CALQ à Montréal | |||
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Les questions posées sont larges… Disons que ma première impression est qu’il y a dans les définitions que vous utilisez, plusieurs présupposés esthétiques problématiques :
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| Un peu en vrac… mais voilà quelques réactions. | |||
| Grégory Chatonsky, Montréal | |||
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| 4. Carol Dallaire | |||
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Voici quelques petites idées
pour le volet 2 du colloque... ça va peut-être faire grincer les dents
de certains... c’est ça qui est ça.
Personnellement je ne conçois pas mes œuvres comme photographies même si la photographie peut à la base être l’élément déclencheur. Il me semble nécessaire de pervertir ce donné à voir premier… C’est ce que certains de mes travaux ont tenté de faire dans une soixante dizaine d’expositions. Je pense par exemple à l’exposition PORTRAIT DE L’ARTISTE ALLANT ET VENANT VU À CENT PAS JUSTE AVANT UNE MAUVAISE CHUTE (Mois de la photo à Montréal) qui semblait donner à voir des photos de paysages là où se trouvaient des simulations créées entièrement par ordinateur… de près on percevait non pas le grain propre à la photo mais le pixel propre à l’infographie. Il y aurait sans doute d’autres exemples et d’autres artistes jouant de la perversion (Dominique Bardonnèche est une pionnière pour l’Europe comme Agnès Tremblay l’a été ici dès la fin des années ‘80)… je ne revendique aucun monopole de créativité infographique (car je n’en ai et n’en veux aucun) cependant je regrette de voir tant de fausses images à l’issue incertaine et si peu d’estampes infographiques ou d’infographies d’art originales… mais autres temps autres mœurs dit-on… le futur est peut-être là, une sorte d’inévitable… en ces jours où rapidité et rentabilité vont de pair, je suis sans doute déjà d’une autre époque… et pourquoi pas.
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| Voilà quelques pensées qui ne se veulent pas vérités… certains diront que j’exagère sans doute… à peine je crois. | |||
| Carol Dallaire, Saguenay | |||
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| 5. Louise Bérubé | |||
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Étant donné que je me suis assumée tard comme artiste à plein temps, tu ne seras pas surpris de me voir écrire qu’en ce moment, je suis d’avantage préoccupée par la production que la dénomination en arts visuels. Mais puisque tu me le demandes, je me fais un plaisir de réfléchir brièvement sur le sujet. Toutefois me permettras-tu de le faire sous la forme d’un billet écrit au café du coin devant un expresso bien tassé. Ce n’est pas loin de la vérité.
Ceci dit, mon choix pour une dénomination regroupant les formes d’arts produites par l’ordinateur est sans hésitation infographie d’art, pour la bonne raison qu’elle est inclusive. Une impression numérique peut être de l’infographie d’art mais la création d’une œuvre d’art assistée par ordinateur n’a pas forcément sa matérialisation finale sur une feuille de papier. Pour ce qui est de la confusion métier d’art et infographie d’art, elle me fait un peu sourire. Doit-on demander au sculpteur quand il utilise un ciseaux à bois, s’il a peur d’être associé aux métiers d’arts. L’ordinateur est aussi un outil et ses ancêtres sont le métier à tisser et le piano mécanique? Ce qui démarque un artiste, c’est la cohérence de sa démarche, la qualité et la finalité de son œuvre. Serions-nous réfractaire au métissage? |
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| La réflexion et l’expresso, quel heureux métissage! Au plaisir. | |||
| Louise Bérubé, Montréal | |||
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| 6. Marcia Lorenzato | |||
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Voici quelles éléments de réflexion concernant l’infographie d’art. J’ai une image d’une œuvre imprimé chez vous et installée sur « lit » diffusée à la page web de ma prochaine expo collective à Bruxelles : http://www.geocities.com/biva_be/ARTLAB.html
L’infographie est dans ma pratique artistique un médium, un dispositif véhiculaire, qui sert à nourrir ma pratique de type transdisciplinaire. Transdisciplinaire signifie ici, une pratique artistique transversale où chaque œuvre est le résultat d’une rencontre de différents médiums. Ces passages entre des médiums provoquent des interactions qui vont jusqu’à créer des hybridations entre eux. Le résultat, l’œuvre, n’est pas seulement photographique, ni infographique, ni sculptural, ni pictural, mais un peu de tout fusionné. Les médiums se contaminent entre eux. L’infographie est un médium qui se prête pleinement à cette sorte de pratique transdisciplinaire.
Le passage à l’écran-image amène à une dualité de distance et de proximité avec la matière. D’une part, une rupture du contact physique direct avec la matière provoque un certain degré de dématérialisation et, d’autre part, à partir de l’écran et des outils informatiques, un autre type de contact favorise la manipulation et la transformation de cette image par des explorations cumulatives. Les ressources de l’infographie nous jettent vers la surprise, les accidents et l’expérimentation, sans risque (ou presque) de perdre le produit en cours de route par un acte en trop. Aller et revenir sur un acte expérimental, c’est un grand plaisir pour l’artiste à la recherche du pointum de son œuvre. Le résultat se traduit dans le choix de re-matérialiser l’image, selon un support et une dimension choisis. Encore là, l’éventail de possibilités de jeu est énorme de par les différents types d’impression possible (types d’encre), grandeurs, supports (papiers, plastiques, tissus, translucides, opaques, flexibles, malléables, etc.).
Il s’agit sans doute d’un nouveau médium, mais faisons attention à ne pas le cerner rigoureusement à l’intérieur d’un cadre, comme une nouvelle discipline à défendre, et à le définir en le cloisonnant. La gravure est passée par ce chemin et je la perçois parfois comme prise dans des normes. Ce qui est attirant pour les artistes dans ce nouveau médium, c’est justement qu’il a débuté dans le passage et le croisement entre des médiums. Sa non spécificité est sa richesse. |
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| Marcia Lorenzato, Bruxelle | |||
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| 7. Ollivier Dyens | |||
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Quelques commentaires sur la question de la propriété de l’œuvre numérique, tirés d’un manuscrit sur lequel je travaille.
Voilà d’où émergent les problèmes de droits d’auteur. Le droit d’auteur est une structure qui reconnaît la matérialité, l’immuabilité et l’unicité d’un phénomène (celui de l’expression humaine). Le droit d’auteur, en fait, crée des objets tangibles (les œuvres) et peut ainsi leur octroyer une valeur marchande et les évaluer. La société du mouvement dans laquelle nous vivons tend à fondre toute matérialité et à exalter l’apesanteur (des êtres vivants, des objets, des expressions artistiques et des phénomènes divers). Il devient donc de plus en plus difficile de mettre un poids monétaire, propriétaire ou sociétal sur une œuvre. Nos œuvres existent de moins en moins sous une forme hiérarchisée et définitive et de plus en plus dans la multiplication et la transformation. D’ailleurs, les artistes des arts électroniques savent que leurs œuvres non pas un statut d’immuabilité mais bien de multiplication. |
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| Ollivier Dyens, Montréal | |||
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| 8. Bertrand Carrière | |||
| En réponse à vos questions et discussions, il me semble que le terme IMPRESSION (ou TIRAGE) NUMÉRIQUE convient très bien pour désigner la chose. D’autant que les procédés sont multiples et les support nombreux. Je crois donc qu’il faudrait également apprendre à nommer le type d’impression numérique (lamda, jet d’encre , etc....) dont il s’agit et le support. Je crois que la simplicité du terme lui convient bien. Je crois que le terme estampe numérique est dépassé. Il renvoie trop à la gravure. Le terme a ce petit côté 19ième siècle. L’origine n’étant pas toujours numérique, le tirage s’il est numérique, le demeure car il provient d’un fichier. Quant à savoir où se trouve l’œuvre, je crois sincèrement qu’il s’agit d’un faux débat. L’œuvre est là où l’artiste choisi qu’elle soit. S’il procède à réaliser une impression numérique, s’est donc l’œuvre sur papier qu’il met en circulation. L’œuvre est donc le tirage. Le fichier agi comme une matrice au même titre qu’un négatif. C’est le document originel. Personne ne questionne si mes négatifs sont l’original car on comprendra qu’un négatif comme un fichier est là pour être interprété par le tireur de l’œuvre, en fonction du matériel à sa disposition pour le faire. Si l’œuvre est mise en circulation sur le woueb ou si elle demeure sur l’écran, l’œuvre est donc là et nulle part ailleurs. Je regrette d’être aussi terre à terre, mais il me semble que c’est pousser le bouchon un peu loin (théoriquement) que de tenter de déterminer la position de l’œuvre. Soit dit en passant, le mot caméra devrait être définitivement oublié car une caméra réalise des images en mouvement (caméra de cinéma). Ce que vous nommez caméra est un appareil-photo (graphique), qu’il soit numérique ou non. En anglais on ne fait pas cette distinction... En français comme en anglais on utilise le terme photogramme pour désigner des images produites sans recours à un appareil photo tel des objets déposés sur papier photosensible sous l’agrandisseur. Dans le monde du numérique, des objets directement déposés sur le numériseur sont nommés « scanogrammes ». Je tiens ce terme de Graham Nash (Nash editions) qui l’a utilisé dans une entrevue. Je trouve que c’est un joli nouveau mot (proposons-le au Petit Robert) qui a les avantages d’être utilisable dans plusieurs langues, de très bien nommer le type spécifique d’image dont il s’agit et son moyen de production. | |||
| Bertrand Carrière, Montréal | |||
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| 9. Jean-Pierre Séguin | |||
| Pour ma part, ce qui m’intéresse dans la création assistée par ordinateur c’est le lien étroit entre la photographie et l’intervention picturale et/ou graphique. Depuis plusieurs années, les rapports entre le portrait photographique et le portrait pictural font partie intégrante de mes travaux. Je photographie des artistes québécois contemporains pour leur rendre hommage et aussi parce que cela me permet de jouer sur l’identification de la personne représentée selon la distance de lecture. Fidèle à ce principe, j’ai réalisé des portraits numériques et travaillés ceux-ci à l’aide de l’ordinateur pour avoir de multiples perceptions de l’image. Les motifs fabriqués à l’ordinateur remplacent les touches de peinture qui servent habituellement à créer une représentation. Cette manière de produire me permet d’ajouter des éléments plastiques à l’image et d’avoir une lecture rapprochée beaucoup plus abstraite de la personne représentée. La découverte du travail par ordinateur et de la manipulation du pixel m’a permis d’unir beaucoup plus facilement la photographie et la peinture. C’est un outil au même titre qu’une caméra ou un pinceau, mais l’image numérique me permet une autre forme de création et d’exploration. Ceci, évidemment, à condition que l’on maîtrise son outil. | |||
| Suite au travail de création numérique, c’est à l’artiste de décider du produit final. Celui-ci peut être sous forme d’infographie, de photographie numérique, de peinture ou d’impression numérique. Aussi c’est à l’artiste de choisir son support (papier, toile, etc.). La valeur de l’œuvre sera déterminée selon ces différents paramètres et en fonction de la quantité possible de reproduction. Le fichier qui contient le travail numérique de l’artiste me semble équivalant au négatif du photographe et au travail sur la pierre lithographique, sur la plaque de cuivre et autres moyens du graveur. Le fichier, le négatif et la pierre lithographique sont la recherche et le travail de l’artiste, qui par la suite deviendront l’œuvre finale sous forme de photographie, d’estampe ou d’impression numérique. L’infographie d’art me semble un terme trop général. L’infographie c’est peut-être le travail de l’artiste que contient le fichier et non l’œuvre. Le mot infographie remplace souvent l’illustration faite à l’ordinateur, l’estampe numérique, la photographie numérique, etc. Doit-on définir davantage le terme infographie, comme estampe infographique, photo infographique, impression infographique, image infographique, illustration infographique ? | |||
| Jean-Pierre Séguin, Montréal | |||
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| 10. Carole Girard | |||
| « Les artistes éprouvent
leur maîtrise volontaire de l’involontaire comme ce qui les distingue des dilettantes.
» Théorie esthétique, Theodor William Adorno RÉFLEXIONS EN TEMPÊTE D’IDÉES… Je suis artiste et ma démarche se traduit à partir du médium : peinture, sculpture, ordinateur etc. Je suis artiste et ma démarche se traduit à partir du médium : peinture, sculpture… etc. mais assisté de l’ordinateur. Je suis artiste et ma démarche est assistée de différents médiums : danse, peinture, théâtre, sculpture, écriture, musique etc. HUM ! On s’y perd… ou s’y trouve ? Les discours jusqu’à présent sont très orientés sur la finalité, le résultat, le moyen, plus que sur la démarche artistique propre à l’artiste. Qu’est-ce qui fait la différence entre l’artiste et monsieur ou madame tout le monde, peu importe le médium ? C’est la démarche, la réflexion, le processus, le TRAVAIL qui n’est jamais fini et en constante évolution. Quand je regarde une peinture, qu’est-ce qui me dit que c’est une œuvre et qu’elle est créée de la main de l’artiste ? Quand je vois une image créée à partir de l’ordinateur, qu’est-ce qui me dit que c’est une œuvre et qu’elle est créée des mains de l’artiste ? N’y a-t-il pas dans le processus de création, à travers les différents médiums utilisés, une part d’accident, comme avec l’ordinateur ? Ce n’est pas sur les multiples possibilités «d’accidents » que l’ordinateur peut provoquer qu’il faut se questionner, mais sur les choix que l’artiste fait avec ces possibilités. L’artiste n’est pas dominé par son médium, pas plus que le médium est totalement contrôlé par l’artiste. C’est l’interaction entre ces deux aspects qui est sous-entendu dans la démarche artistique. J’observe (au sens large), j’expérimente (différentes techniques, moyens), je réalise (à partir d’un ou plusieurs médiums) et j’évalue (le résultat n’est pas une fin en soi et il m’invite vers d’autres possibilités) et je poursuis le travail à travers ce cycle sans fin. Le travail de l’artiste diffère de celui des artisans, sans porter un jugement de valeur. La ligne est parfois très mince. La différence réside dans le fait que dans la démarche l’un sera davantage centré sur la technique, le résultat… et l’autre sur la globalité de la démarche et de l’importance de chaque étape. L’artiste observe, expérimente et transpose, par des médiums qu’il choisit, pour mieux communiquer son discours, sa recherche de sens, sa vision du monde. Il n’est pas un expert d’un médium donné, un technicien qui possède sa technique. Il est un chercheur ayant comme le scientifique une démarche qui lui est propre. Démarche scientifique/démarche artistique. Nous cherchons les bons mots, la bonne définition et pourtant nous ne pouvons encore nous entendre sur ce qu’est l’Art, l’œuvre et l’artiste même dans les médiums «reconnus ». L’exercice est d’autant plus ardu quand on fait intervenir l’ordinateur comme nouveau médium de création. Alors est-ce qu’Infographie d’Art est la bonne expression ? Nous pourrions trouver une multitude d’expressions pour tenter de traduire la démarche de l’Artiste qui choisi comme moyen d’expression la création par ordinateur, mais il y aura toujours des insatisfaits, peu importe le terme choisi, car le principal objet du débat et de la discussion n’est pas celui-là. Où est l’œuvre ? Sur l’écran ou sur le support, demande Claudine Cotton ? L’œuvre est dans l’imaginaire de l’artiste et le résultat est une représentation, une transposition de ce monde ou de cet imaginaire. C’est pourquoi l’artiste a souvent le sentiment du travail inachevé. À la limite, nous pourrions dire que nous sommes toujours devant des œuvres inachevées et des représentations d’une démarche en constante transformation et évolution. Un accident créé par une superposition de couches de peinture, nous donne une couleur que nous n’avions pas choisie ou pensée. Est-ce que l’œuvre est moins vraie et témoigne moins de ce que l’artiste veut dire ou exprimer ? L’artiste est en interaction avec la matière. À l’ordinateur, l’artiste est aussi en interaction avec la lumière qui produit des effets de couleurs que nous ne pourrons jamais à 100% traduire sur papier et il est en présence d’une multitude d’effets possibles. Est-ce que l’œuvre est moins vraie et témoigne moins de ce que l’artiste veut exprimer ? L’art se manifeste dans le travail, le processus et pas seulement dans la spontanéité et la créativité. Donc pourquoi questionner le fait qu’il faille aussi apprivoiser des logiciels, une machine et des supports différents, comme outils permettant de nouvelles formes de manifestations artistiques ? Chaque médium demande un apprivoisement d’une ou de plusieurs techniques, si on veut dépasser l’expression spontanée qui est propre à tous les humains et pas strictement aux artistes. Et quelle expression traduira les images interactives ou les images en mouvement par exemple, ce que donne aussi comme possibilité, l’utilisation de l’ordinateur dans la création d’une image. Est-ce que le fait de faire du collage d’images à partir de l’ordinateur peut être perçu comme une œuvre ? Pourtant le découpage à la main et la disposition manuelle peut être reconnue comme forme d’art. C’est dans le choix, la sélection des images, dans la disposition, dans l’organisation de l’image découlant d’un processus que nous pouvons affirmer que c’est de l’Art et non pas par le moyen manuel ou technologique ou numérique de réaliser l’œuvre. Il y aura avec ce nouvel outil ou médium qu’est l’ordinateur, comme avec les autres médiums, des personnes qui vont improviser, développer des habiletés techniques et qui se donneront le statut d’artiste, en affirmant que ce qu’ils ou elles font c’est de l’art. |
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| Ça, même sans ordinateur, ce n’est pas d’hier comme débat. | |||
| Carole Girard, Saguenay | |||
| P.S. Suggestion de lecture qui amène aussi un autre point de vue qui mérite de s’y attarder : | |||
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| 11. Jean-Pierre Balpe | |||
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Université Paris VIII,
Département Hypermédia, Laboratoires PARAGRAPHE et CIREN
L’art de l’âge de l’information trahit ce qui le fonde
L’art numérique est un moment simulé d’une matière absente
L’art numérique est un art-concept
L’œuvre numérique est une œuvre de processus
L’œuvre numérique affirme la tentation de l’infini
L’œuvre numérique risque l’interaction
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| Jean-Pierre Balpe, Paris (Lecture proposée par : Carole Girard, Saguenay) |
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| 12. Philippe Boissonnet | |||
| Bon voilà, j’ai pondu ce texte
qui me semble pas mal. Le sujet de ce colloque me touche inévitablement bien
sûr et j’ai tenu à amener ma touche supplémentaire et plaçant
l’image numérique dans l’enchaînement passant par la copigraphie. Merci de me tenir au courant du suivi et de la publication. « TOUT-FAIT-MAIN, TOUT-FAIT-MACHINE, TOUT-FAIT-NUMÉRIQUE : L’IMAGE EN MODE TRANSITOIRE» Pénétrer le monde de l’image numérique ne veut pas nécessairement dire « abandonner » celui de l’image analogique, qu’elle soit manuelle ou mécanique. Toutefois, il est certain qu’une autre dominante se forme aujourd’hui au sein des productions artistiques. Nouvelle pratique dominante qui fait évoluer inévitablement les mentalités et perceptions du monde, au même titre que ce sont les transformations techniques, économiques ou sociales qui font régulièrement évoluer notre manière de produire de l’art. « En se déplaçant de la peinture à la photographie, puis au cyber-art, le centre de gravité de l’art passe du secteur primaire (la pâte picturale naturelle, la main), au secteur secondaire (la chimie et la machine photographique), et bientôt au secteur tertiaire (l’information, l’ordinateur, les réseaux). », nous fait remarquer dans un formidable esprit de synthèse André Rouillé (1). La photographie autant que la copigraphie (appelés aussi le « copie-art » ou l’électrographie) font sans aucun doute partie de ce secteur secondaire, qui implique encore plus spécifiquement la reproductibilité technique de l’image. On pourrait d’ailleurs situer la copigraphie exactement à la charnière de ces secteurs secondaire et tertiaire, l’invention de ses procédés, dans les années 60, ayant rapidement transité vers l’intégration du numérique. Transition d’autant plus rapide et aisée, que le poids de l’histoire ou de la tradition esthétique n’a jamais peser bien fort dans l’esprit de démocratisation de l’art qui habitait les « copi-artistes » des années 70 à 80. Lorsque Anne Cauquelin remarque que « les dispositifs technologiques de communication sont chargés d’assurer deux principes essentiels : celui du progrès et celui de l’identité d’une société développée » (2), on peut justement se demander si certaines formes de technologies ne remettent pas en cause, surtout lorsqu’elles sont jumelées aux arts, cette idée de progrès si chère à la modernité. Si l’on repense à la copigraphie, on s’aperçoit que les débuts de sa présence sociale dans le monde de l’art (nord-américain d’abord) coïncident , au début des années 70, à l’essoufflement de la série des avant-gardes en art. On ne sera alors pas surpris de voir dans le manque de considération dont la copigraphie a été marquée (pratique artistique dite mineure) un phénomène d’occultation nécessaire à la trop évidente perte progressive de la fameuse fonction historique attribuée aux valeurs de progrès et de nouveauté de l’époque moderne. Comme toute période historique située entre deux grandes ères, la discrétion apparente de l’impact de la copigraphie n’en est pas moins sociologiquement et esthétiquement significative. Si le « copier n’importe quoi pour faire de l’original » a réussi à modifier notre perception de la sacro-sainte valeur de l’originalité de l’œuvre d’art, il faut aussi remarquer que la pratique de l’art copigraphique a initié l’ère du « copier-coller », si emblématique des pratiques de l’image ou du son numériques. En effet, créer volontairement une confusion entre les notions d’original et de copie, de nouveauté et répétition, d’unique et de multiple, allait totalement à l’encontre de cette idéologie prométhéenne de l’éternel recommencement de l’inédit. Et pourtant, le « toujours du nouveau » de la modernité comporte autant l’idée de la répétition, propre à la copigraphie ou aux procédés photomécaniques, que l’idée de modification à l’infini, si évidente dans la nature numérique de l’image. Ainsi ces deux formes de manifestations de l’image technologiquement manipulée seraient les rejetons non désirés de l’art moderne. Déjà, effectivement, lorsqu’un artiste utilisait un copieur pour créer, il formulait un geste symptomatique d’une société en train de muter dans les profondeurs de ses structures idéologiques, à son propre insu. Que faire ensuite, une fois qu’une poignée d’artistes ont pu affirmer que le point de non-retour des avant-gardes était de faire du nouveau avec du « pas nouveau » ? Peut-être abolir ces notions d’unicité et d’originalité à tout prix, en se servant aussi bien de l’original que de sa reproduction, du « tout-fait-main » que du « tout-fait-machine », ou en transitant sans hésitation de l’un à l’autre des trois secteurs d’activité artistique dont nous parlait André Rouillé, et donc ne pas imposer à notre échelle mentale des valeurs artistiques une discrimination hiérarchisée. Les fractures dans l’image ont toujours été innombrables et non localisables. En leur sein se logent à la fois l’original et son double, le vrai et le faux, le nouveau et le pas nouveau, le fini et l’infini. Il suffit d’apprendre à changer de « mode d’affichage ». On ne le savait pas. Le numérique nous l’a révélé. |
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| (1) Histoire de la photographie », dirigé par Jean-Claude Lemagny et André Rouillé, édition Larousse, Paris, 1998 (p. 258) | |||
| (2) « L’art contemporain », Anne Cauquelin, PUF, Paris, 1992 | |||
| Philippe Boissonnet, Québec | |||
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| 13. Denis Langlois, Président de Sagamie | |||||||||||||||
| INFOGRAPHIE D’ART : UN TERME POUR QUALIFIER UNE MULTITUDE D’APPROCHES SINGULIÈRES. |
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| Avec Nicolas Pitre à la direction, l’Atelier d’estampe Sagamie (AES) entreprend, en 1995, un tournant majeur en faveur de ce qu’on appelait alors et faute de mieux, l’estampe infographique. Avec une cinquantaine de projets de recherche par année, réalisés avec des artistes du Québec, du Canada et de l’étranger, nous voilà maintenant en relation avec un grand nombre d’artistes. Ces artistes ont, la plupart du temps, puisé dans l’imaginaire photo/vidéographique. Ils empruntent aussi aux arts plastiques et vont même chercher dans la création littéraire. Presque toujours en faveur de la fiction, le travail infographique réalisé à l’AES interpelle donc l’imaginaire de presque tous les arts. Le foisonnement des approches, au centre desquelles réside l’ordinateur, nous a donc conduit vers l’usage d’un terme simple et rassembleur : infographie d’art. Ce terme est général, il ne s’adresse pas nécessairement à une pratique artistique en particulier. Au contraire, nous cherchons pour l’instant à réunir toutes les disciplines qui ont recours à l’infographie. Ce recours pouvant être de nature disciplinaire, tel un prolongement d’expression en estampe par exemple. L’infographie d’art est aussi bien un support pour une pratique en installation, en danse, en théâtre, en performance… Le traitement numérique des images peut évidemment orienter un auteur vers les arts médiatiques dans lesquels se trouve une discipline à part entière, l’infographie… d’art. | |||||||||||||||
| OGRAPHIE D’ART : UN SYNTAGME POUR TRAITER D’UN ART, MAIS LEQUEL ? | |||||||||||||||
| Consensuel, le syntagme infographie
d’art, relaie celui de photographie d’art qu’il dépasse en moyen et prolonge
en concept. Mais, puisqu’elle n’est pas restrictive à une pratique, l’infographie
d’art va chercher la raison des démarches singulières, particulièrement
celles issues de la fiction. Comme l’œuvre reproductible au début du siècle
dernier, le numérique ne cesse de captiver, mais pour des raisons autres et
différentes. Attrayante, cette technologie permet de gagner en réalisation
sur des imaginaires jugés, il n’y a pas très longtemps, inaccessibles.
La chimère d’hier fait place à la réalisation d’aujourd’hui.
Si avec l’infographie d’art l’image peut être magnifiée, idolâtrée
même, elle se développe, non sans raison, vers l’incrédulité
par rapport aux autres arts. Certains lui reproche sa fragilité, d’autres
classent l’infographie parmi les médiums de copie, etc. Tous les arts ont
un code éprouvé sur lequel repose un faire et un dire, une réalité
d’exécution et une vérité de perception, idée, image,
affection, sensation, constamment remis en cause, etc. - Qu’en est-il du code de l’infographie d’art ? - Quelle perception en avez-vous ? - Est-ce toujours de l’art ? - Si oui, lequel et pourquoi ? - Dans le contexte actuel de l’après photographie, voire de l’après de l’art, comment voyez vous l’infographie ? En infographie, le travail des matières prend souvent un air fictif. Il est très souvent traité au delà du plausible. Avec le logiciel de traitement d’image, le fait réel de la matière bascule presque toujours du côté de l’effet invraisemblable, parfois même n’ayant plus de rapport avec l’univers matériel. - Défiant «la matière que l’on ne reconnaît plus», comment faut-il maintenant admettre l’œuvre invraisemblable ? - Si l’effet d’invraisemblance est parmi vos préoccupations, quelle certitude ou quelle vérité mettez-vous en cause ? - Si à vos yeux, comme aux yeux des autres, votre travail sur l’invraisemblance fait sens, par quoi, comment et pourquoi est-il apprécié ? Exister avec le fabuleux, l’invraisemblable, l’impensable d’alors et l’incroyable de maintenant est fascinant… Mais comment traiter l’artiste manipulateur qui trafique l’image banale en auteur qui fonde et accroît l’invention de l’art ? Comment faire de cet artiste un concepteur en interactivité avec l’outil ordinateur, un médiateur, un conciliateur, un arbitre pour réguler en art les dialogues entre réalité et fiction, vérité et mensonge ? Lorsque le travail d’invention artistique est pris en charge par un logiciel, il se transforme en information. Nous avons tous constaté que cette information devient malléable et qu’en dépit de ce fait, son traitement est souvent hasardeux, voire problématique. Les choix sont nombreux, que faire pour rester crédible ? La plasticité, voire le «jeu» des informations, étonne, elle bouleversent nos croyances et nos habitudes à propos de la vérité. Dans notre société, les communications diffusent des informations données comme certaines, même si parfois, elles sont inexactes. - Si les informations ne disent plus la vérité, si l’œuvre d’art ne renseigne plus sur les intention de l’auteur, comment appréhender l’infographie d’art ? En droit, l’information se définit par l’ensemble des actes qui tendent à établir la preuve d’une infraction et à en découvrir l’auteur. Appliquée à l’infographie d’art, cette définition est remarquablement efficace. Elle permet d’enquêter sur un auteur, d’investiguer sa pratique à partir de ses actions, il va sans dire inventives, qui tendent à établir la preuve d’une transgression… - Pour vous, de quelle nature est cette transgression ? UNE DISPOSITION POUR SAUVEGARDER LA PRATIQUE INVENTIVE Dans le but de sauvegarder et de relancer la pratique inventive, il nous apparaît nécessaire, comme en estampe, de poursuivre les impressions en nombre limité. Mais à l’encontre de l’estampe dont les éléments d’impression sont détruits après tirage, nous ne pouvons pas restreindre la circulation d’un écran à l’autre. Nous voulons à la fois favoriser l’objet et encourager sa diffusion, l’échange entre créateurs, si ce n’est valoriser la communication sur le plan culturel. Posséder une œuvre et/ou la rendre virtuellement accessible aux yeux de tous n’est pas du même ressort. Le prix à payer pour encourager la libre circulation d’une idée, lorsque ce n’est pas de l’imagination, ne nous semble pas plus élevé que l’énergie dépensée à protéger le droit à la reproduction. Depuis plus de vingt ans au service de l’artiste (l’AES fut fondé en 1981), nous avons remarqué que la richesse d’un auteur réside autant, si non plus, dans son talent d’inventeur que dans la réserve de ses droits de reproduction. |
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| Sur ces considérations qui n’engagent que l’auteur de ces lignes, j’aimerais, après le premier résumé, lancer le colloque sur les faits et les effets d’inventions en infographie d’art. | |||||||||||||||
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| Denis Langlois, Saguenay, Président de Sagamie | |||||||||||||||
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Nous
vous invitons donc à apporter votre grain de sel |
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MERCI À TOUS CEUX QUI ONT PARTICIPÉ JUSQU’ICI |
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| Sources
: Nathalie
Villeneuve Commissaire au Colloque virtuel
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