Répertoire artistique régional

55, boul. Université Est, Chicoutimi QC

Code postal : G7H 2M1

Tél : (418) 275-0690

DomaineArts visuels

disciplinePeinture - dessin

mediumIn situ - Installation

Membre du collectif DELABELA

Courriel : lemmy76@hotmail.com

Sa demarche

Curriculum vitae

« Ma pratique est généralement axé sur la peinture mais côtoie aussi la sculpture et la photo. Lorsqu’un projet est lancé, le niveau formel est aussi sujet à plusieurs genres ; je fais, par exemple, interagir dans ma peinture différentes approches picturales. On y retrouve des techniques propres à la peinture réaliste et d’autres plus brutes où intervient un style qui se rapproche de la bande dessiné par ses aplats, ses lignes accentuées et ses couleurs vives.

Cette idée de croisement est aussi impliquée au niveau thématique et s’effectue par l’utilisation d’images de corps dénaturé mis en relation avec les codes du kitsch. L’idée de corps dénaturé intervient de façon crue et violente, dans le but de créer une trame dramatique, ce qui explique l’utilisation d’une technique réaliste et de sujets aussi divers que la pédophilie, le suicide ou le cannibalisme. L’idée du kitsch infiltrée par le biais de tapisserie décorative ou d’icône de la culture de masse ramènent au ridicule de cette culture, à sa manipulation et à son assujettissement par la sphère politique et médiatique. Le corps, dénaturé par la maladie, la mutation, la guerre ou la perversion, se voit aussi dénaturé par la mode, le maquillage ou la chirurgie, mais encore une fois par les différents styles que j’emploie pour le représenter. Le dessin brut intervient donc comme un élément de mutation du corps, ces dessins réalisés de façon impulsive accompagnent et s’entrechoquent à ma technique réaliste afin de créer un effet de contraste.

Mon travail a pour but de déjouer le consensus socioculturel de et renégocier l’idée du mal et du tabou. Il vise à déplacer la tare et le handicap des marges et des normes et faire épine aux concepts de bien et d’absolu. Ce déplacement peut s’avérer constructif tant au niveau symbolique qu’esthétique, en altérant les grandes vérités de la culture occidentale homogénéisée par des standards de beauté et de réussite. La tare et le mal peuvent donc être déjoués et devenir des phénomènes positifs où sont célébrés le vulgaire, l’handicap et le mauvais goût. La naïveté, les archétypes et les clichés de la culture de masse s’insèrent dans ma pratique comme les signes d’une civilisation grotesque et futile. Je m ’intéresse à l’homme viscéral, à sa perversité et à ses pulsions ; l’être comme animal-humain encadré dans un carcan socio-économique.

Se basant sur l’idée que la donnée primitive de la race humaine provient d’une relation incestueuse et que l’inceste quant à lui, est générateur du monstrueux, il paraît logique de penser que la race humaine se définisse en tant que monstre. Je tente donc de déjouer les archétypes du mal afin d’afficher l’hypocrisie du consensus socioculturel et sa capacité à faire des victimes et des tyrans. Renégocier l’idée de mal et de tabou afin de mettre à nu le vrai visage du monstrueux, celui du quotidien : l’aliénation de la réussite, de la performance et du paraître. L’absurdité de la civilisation, le regard grotesque qu’elle affiche sur le bien, le beau et l’absolu. Sa prétention à vouloir définir la vérité et les règles morales qui doivent la régir. Son hypocrisie, quant au mythe du bien, qui ne sert qu’à manipuler la masse. »

Fred Laforge - Petit-fils du peintre Jean Laforge

Porte-Folio


Recherche réalisée par Marie-Ève Gauthier et Chantale Tremblay
Collège d'Alma - A.T.I. - cours : Histoire de l’art Québécois (prof. : Alayn Ouellet )


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Dernière révision : 10 janvier 2007

Raymond-Marie Lavoie
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