Pascal Grandmaison


Du 23 janvier au 5 mars 2004
Vernissage et lancement de la publication le vendredi 13 février à 17h00

Pascal Grandmaison, artiste à la carrière florissante, vient tout juste de se mériter le prestigieux prix Pierre-Ayot, décerné par la Ville de Montréal pour la relève en arts visuels. Il a d'ailleurs été reconnu par le magazine Maclean's comme l'un des 50 jeunes les plus prometteurs au Canada. Son travail de photographe et de vidéaste a été présenté à Montréal, Toronto, Vancouver, ainsi qu'en France, en Angleterre, en Italie et en Allemagne. Il est représenté par la galerie René Blouin.

Empruntant chez Warhol, jouant dans la cour de la publicité, les fuvres de Grandmaison jouent la carte de l'intertextualité et questionnent la valeur des images, leur sens, le regard qu'on porte sur elles. Séquence présente dans ses espaces deux fuvres reliées à l'effort physique, à ses conséquences. Des fuvres qui sont liées à l'expression du frénétique, mais qui en révèlent l'après-coup dans un calme singulier. Des images d'objets associés à la vitesse, au mouvement, sont ici livrées dans une lenteur, une langueur plutôt inattendue, mais efficace.

Running :
Une caméra fixe montre un soulier de course qui palpite. Une image qui, bien que simple et s'inscrivant dans une iconographie familière, questionne et intrigue. Ces battements rappellent la circulation à deux niveaux, la circulation des individus et les pulsations du rythme cardiaque après un effort.



Manner

Une série de photographies intitulée Manner dévoile les traces de nombreuses heures de service de peaux de drums. Ce sont des portraits de batteurs. Des portraits non pas de leur visage mais des gestes trahissant leur concentration, leur façon d'exprimer le rythme, leur personnalité. « Leurs dessins et les formes abstraites sortent directement de ce que le drummer pense et de ce que le rythme, la musique transmet. C'est comme être devant quelqu'un. » (P. G.)


Spin

Dans la vitrine de la galerie, une vidéo de jeunes visages. Le cadrage y est très serré, on ne les voit jamais en entier. Suspension du contexte. Rien en général mais tout en particulier : des textures, des points, des taches, des rides naissantes, des couleurs. Impassibles, voire inexpressifs, les visages semblent privés d'émotion. La caméra, elle, tremblote. Elle suit un parcours saccadé, du sommet du crâne à la poitrine des figurants. Induisant ici une intensité presque dramatique, une sorte d'anxiété, de difficulté, le mouvement provoque un état trouble qui contraste avec la neutralité des visages. Vision sur l'instabilité, sur l'insécurité de la jeune génération? Questionnement sur l'identité individuelle et collective? Une chose est sûre, Spin renouvelle le concept du portrait. 

En plus d'y exposer ses fuvres, Grandmaison, en résidence à Séquence, réalise un projet d'édition. La livraison de la publication aura lieu lors du vernissage du 13 février prochain, où l'artiste offrira également une prestation sonore.




--

--------------------------------------------------------
Christine Gauthier
SÉQUENCE
132, rue Racine Est, C.P. 442
Chicoutimi (Québec)
G7H 5C2
tél.: (418) 543-2744, poste 101
téléc.: (418) 543-6730
www.sequence.qc.ca