Lieu de diffusion en art actuel

Titre Langage Plus


Programmation 2002-2003

LANGAGE PLUS présentait...

Photo de Patrick Desbiens

LE DÉFI DE BABEL

Installation de

PATRICK FORTIN-DESBIENS

Du 22 novembre
au 20 décembre 2002


Titre Langage Plus

Alma QC Canada

Patrick Fortin-Desbiens a terminé une maîtrise en art à l'Université du Québec à Chicoutimi, qu'il culmine par cette exposition finale. Il a exposé à deux reprises en Europe, en France et en Espagne, en plus d'avoir étudié à Lille en France dans le cadre de sa maîtrise. Son travail de peinture est mené conjointement avec une autre discipline, l'installation. Comme il le dit lui-même, il fait participer sa peinture à des « systèmes complexes ». En 2000, il a réalisé l'exposition Peintures invendables à Espace Virtuel de Chicoutimi. En 2001, il participait à l'événement Espaces Émergents de Montréal.

«
Je travaille la peinture par deux vecteurs, soit la mimétique et le refoulé, à partir d'oeuvres et de descriptions des anciens. C'est un peu un constat de crédibilité de l'information, qui loin de me faire prisonnier d'un imitation, libère une invention et une folie créative.
J'utilise une autre facette de cette mimétique dans mes installations, soit le camouflage des animaux pour échapper à leurs prédateurs. Ainsi, mes tableaux lourds de symbolique et à la critique au vitriol passent presque inaperçus dans leurs murs.
Ce concept d'absolu ou de vérité qui m'obsède depuis quelques années, est ancré dans la foi que oui, nous avons détruites tout à tour nos idéologies, mais derrière leur structure, il n'en reste pas moins le véritable absolu. Le culte de la victime dans notre société. Contradictoire et universel, cet absolu que tous tentent de de dissimuler pour se terrer dans un nihilisme sans failles est bel et bien le seul concept de vérité sur lequel toutes vérités sont calquées. Les médias, les livres d'histoire. Nietzsche et Hitler ont attaqué ce souci victimaire et pourtant, il a été farouchement défendu jusqu'à aujourd'hui ».
Pour Patrick, qui étudie aussi la religion, les mythes, l'histoire, la sociologie et l'anthropologie depuis quelques années, il en revient à dire que la société est issue du meurtre rituel archaïque et donc que l'institution (voir même artistique) est calquée sur une lynchage fondateur...tout un programme.
« Il faut dire que l'artiste n'a pas installé un seul tableau sur les murs de la galerie, comme pour s'en dissocier (bien qu'il participe au « sacrifice institutionnel », comme il nomme cet échange) et démontrer l'existence de ce niveau sacrificiel. En effet, on remarque que l'installation de fresques figuratives de l'artiste est chargée de contenus inconscients, et traite surtout de violence, de sacrifice, de victimes. Les thèmes évoqués sont ceux le la catharsis dans lequel il découvre le cycle satanique, ainsi qu'une pléiade de scènes mythiques et bibliques, dont la tour de Babel, et Job, revus et corrigés pour en dégager un concept d'invention artistique. Cela prend vie sur les murs construits par l'artiste pour accueillir son travail de peinture. »

- 30 -

Source :
Myriam Plourde
coordonnatrice

HEURES D'OUVERTURE

Lundi au vendredi
de 10 h à 17 h

Dimanche
de 13 h à 16 h 30

Pour informations : (418) 668-6635.


 

Vers le haut

Logo Langage Plus

Langage Plus
414, rue Collard Ouest, bureau 102
Alma, (Québec) Canada, G8B 1N2

 

Tél. : (418) 668-6635

Téléc. : (418) 668-3263

 

Courriel : langage.plus@digicom.qc.ca

Partenariat de Ville d'Alma

Droit d'auteur
Dernière révision : 2 juin 2003z

Commentaires
au Webmestre
Raymond-Marie Lavoie