Lieu de diffusion en art actuel

Titre Langage Plus


Programmation 2000-2001

TRANSVERNACULARITÉS
Neuf artistes du Saguenay-Lac-Saint-Jean et de Montréal
à l'événement
ARTRANSMÉDIA
de la Fondation DANAË à Jarnac, France.

Artistes participants

Photo du groupe d'artistes qui sont allés en France en compagnie des organisateurs québécois et de certains intervenants français. La photo fut prise au bord de la Charente lors d'une excursion en bateau.
De gauche à droite :

Claudine Cotton, Mathieu Benoît, Natacha Gagné, Christine Lebel, Alayn
Ouellet,
Éric Bachand, Madeleine Doré, Carl Bouchard, Agnes Tremblay,
Patrice Duchesne, Martin Dufrasne, Barah Héon-Morissette, René Viau,
Gilles Morissette (ainsi que le capitaine du bateau).


Éric Bachand

- Il travaille dans le domaine du cinéma-vidéo et s’intéresse à la problématique sociologique du tissu urbain. Sa compagnie de production CARAVANE FILM a mis sur pied le Festival Regard sur la relève du cinéma québécois en région, un événement d’envergure national qui a pris, au printemps 2000, un essor considérable à sa quatrième édition. Ses propres films sont imprégnés de récits inspirés du banal mais toujours transfigurés sous une forme poétique dans des scénarios de fiction à saveur réaliste.
Projet : «Je compte produire une courte bande vidéo qui abordera la thématique proposée Les Champs originaires ou Transvernacularités. Le court récit sera construit à partir d’images tournées sur les territoires du connu et de l’inconnu et s’attardera sur la vernacularité, les langages, les synchronisation.»


Carl Bouchard

Artiste engagé et très actif. En 1999, il présente Qu’arrive-t-il après avoir plu?, à la galerie Séquence de Chicoutimi, qui rassemble plusieurs oeuvres traitant de l’amour, du temps, et de la perception. Ses thèmes se développent à travers l’auto-représentation, l’auto-érotisme et la mise à nu des sujets qui deviennent à leur tour le prolongement d’une réalité intimiste. Il participe à l’événement De fougue et de Passion présenté au Musée d’art contemporain de Montréal en 1999 où il y présente une oeuvre en résidence qui met en valeur le rapport au temps et au quotidien. Plus récemment, il réalise plusieurs projets en duo avec Martin Dufrasne dont l’exposition Busy à la Galerie 101, Cheval de Trois Générations, À l’image de l’oreille et Autour de la légèreté qui eut lieu en Abitibi.

Projet : En action avec Martin Dufrasne, les deux artistes veulent initier un projet poétique intitulé SpitShine - 6 projets de chez-nous: Sur vos pas (Cireur de chaussure), Pique-nique, Balade en tandem, Les dégoûtés (tournée des vignobles), Notre folklore (Escarpolette), Mon ombre est plus grosse que la tienne. SpitShine est un projet poétique culte de l’idée de transvernacularité. Il joue avec les cordes sensibles et les travers de nos communautés respectives en les démonopolisant.

Claudine Cotton

Elle poursuit un travail d’interventions et d’actions poétiques audacieux. Ses déplacements poétiques privilégient depuis quelques années l’installallation, la manoeuvre et la performance. Souvent à caractère évolutif et dotés de parcours, ses projets s’approprient les comportements liés aux objets usuels pour en surconsommer les charges culturelles. Sa récente installation, Borderline, met en scène sa manière de voir le monde et ses limites invoqués par des matériaux hétéroclites issus d’univers quotidiens. Dans l’installation"Hier soir par accident j’ai touché le fond de mes yeux", les divers dispositifs sont construits à partir de différents types de gommes à effacer, à l’effigie de bouts de pied et de doigt, et la présence de lentilles cornéennes de verre, permettant le contact avec le monde, rappelle les multiples figures de l’échange et les subtilités langagière du travail de l’artiste.
Projet : Vous toucher - intention de travail. « Il s’agit d’une manoeuvre où le processus constitue un liant, une constante, une matière première. Sous le couvert de deux " narrations ", mon travail va sélectionner, accomplir des remplissages, pour finalement, et surtout, se révéler " goutte à goutte " (tomber goutte à goutte: distillare, distillation), plagiant ainsi le procédé de fabrication de l’eau-de-vie. Mon projet se laisse donc contaminer par des méthodes in situ. Mais, en vérité, il s’agit d’un mime qui n’a d’autre intention que d’instaurer se propres métaphores car sous le couvert du processus, ce sont des essences importées qui surgiront. Des " essences " nordiques et non affinées. »


Patrice Duchesne

Sa récente installation (résidence), les nuits liquides, présentée à Langage PLus en 1999, s’articulait autour des métaphores du désir. Diverses mises en scène révèlent l’être exacerbé par la soif et le désir par un enchevêtrement de formes tubulaires, d’excroissances, qui font allusion au corps, à l’excès et aux multiples dimensions et points de vues offerts dans ses rapport pulsionnels et émotifs.

En 1995, il fut l’un des artistes invités à participer au Symposium international de la jeune peinture de Baie-Saint-Paul. Il fait partie de l’exposition Cheval de Trois Générations présentée à la vielle gare et organisée par Espace Virtuel de Chicoutimi, en 1998, et Autour de la légèreté en Abitibi en 1999. Il a réalisé plusieurs oeuvres d’Intégration des arts à l’architecture dont celle du Pavillon des arts de l’Université du Québec à Chicoutimi.

Projet : Bande vidéo et performance-installation. Arpentage du terrain en interaction avec l’environnement urbain et rural de Jarnac. L’artiste porte le territoire de son installation, le déploie à l’occasion et réalise sur ce lit de fortune des actions spontanées en créant les objets qui lui serviront à la performance majeure, en l’occurence des fruits en plastique qu’il transformera en objets sculptures.


Martin Dufrasne

Dans sa récente installation-performance au Lieu de Québec en 1998, Agencer la délicatesse à sa plastique, il réalise une oeuvre en contexte qui détourne l’esthétique de présentation commerciale. Dans un mélange d’insipide et d’insidieux, par l’utilisation de vinyle et de pommes de terre, il questionne l’hégémonie d’une esthétique de consommation. Dans son intallation -360 degrés d’attractions, éclats de foires présentée à la galerie Séquence cette même année, il développe la notion de parc d’attraction et choisit des matériaux réfléchissants dont l’éclat renvoie au visiteur sa propre image déformée par les plis, replis et découpages des surfaces. Dans ce paysage aseptisé et froid, les éclats de foire évoquent le vertige, l’inconfort, une blessure narcissique qui rappelle à chacun l’exclusion.


Natacha Gagné

Jeune peintre très active, elle est membre du LOBE depuis 1994. Sa récente installation picturale présentée à Langage Plus, intitulée Alice, amène le spectateur à s’investir dans la découverte de l’oeuvre. Représentant trois climats, la gelée, la sécheresse et l’humidité, ses tableaux font allusion à la peau et à l’intérieur du corps. En 1995, elle exposait une série de tableaux sous le thème Immortalité usinée, à Espace virtuel.

Elle a participé à plusieurs événements collectifs, dont Autour de la légèreté des ateliers TOUTTOUT en 1999, qui se déroulait dans trois villes de l’Abitibi, au Symposium 2 jours brefs de St-Félicien en1998, à l’expositionCheval de Trois Générations, présentée à la vieille gare et organisée par Espace Virtuel de Chicoutimi. Elle participe au 15ième Symposium de la jeune peinture de Baie-Saint-Paul. Elle a obtenu des bourses du Conseil des Arts et des Lettres du Québec, et a conçu plusieurs oeuvres d’Intégration des arts à l’architecture.

Projet : « J’explore la peinture dans son rapport au format et je questionne la matière picturale. J’utilise différents matériaux provenant du quotidien, soit le plâtre, la résine, le vinaigre ou autres. C’est ce qui m’amène à développer un langage pictural sensible, provocateur de sens et de désir. A Jarnac, je me propose de travailler principalement avec le sucre. Je réaliserai une série de petites bandelettes rappelant un ruban attrape-mouches. Je réaliserai les bandes/tableaux dans différents endroits. J’ai l’intention de travailler avec l’idée de prélèvement d’images/textures de lieux extérieurs et/ou intérieurs qui font appel aux lieux d’exploration.»


Mathieu Benoît

De formation musicale, il utilise ses connaissances pour les transcender dans des genres où l’action du musicien devient performative, ce qui lui permet d’associer des instruments normalement dévolus à des genres spécifiques - percussions, djembé, jazz, rock.
Projet : Performance musicale sur la batterie. L’oeuvre en tant que telle renouvelle totalement la conception de la batterie aux convictions traditionnelles de simple fonction rythmique. L’expérimentation propose une harmonisation de timbres et de rythmes particuliers à l’instrument afin que l’on puisse identifier clairement des thèmes musicaux. C’est à la fois une masse sonore complexe à travers des phrases mélodiques identifiables.


Barah Héon-Morissette

De formation musicale également, Barah Héon-Morissette crée parfois avec Mathieu Benoît des oeuvres en duo dans une approche minimaliste de la musique concrète. Elle a réalisé en 1999 un cédérom de l’une de ses performances exécutées à partir d‘un extrait de Mille Plateaux de Gilles Deleuze: mise en scène de sonorités obtenues par l’intensité et le rythme des baguettes tambourinant sur les multiples carreaux d’une fenêtre, qu’elle finit par briser. Une oeuvre réalisée en collaboration avec Gilles Morissette.

Projet : «Lieux d’eaux. Performance sonore qui intègre une intervention au vibraphone et une bande sonore. Pour créer cet espace, j’utilise les lieux communs qui unissent la géographie des villes de Jarnac et Montréal, leur positionnement au niveau du 45ième et 46ième parallèles ainsi que leurs fleuves: la Charente et le St-Laurent. Le courant, la navigation, la transparence de l’eau, la couleur et la température seront des aspects de création de l’oeuvre. »


Christine Lebel

Performeuse prolifique, ses actions peformatives sont indéniablement dérangeantes. L’exhibitionnisme du corps de l’artiste sert de véhicule de communications et d’argumentations transgressives. Jouant à la fois sur l’humour, l’attrait, le gustatif, elle questionne les stéréotypes, l’idéal féminin, par le biais de thèmes tels que l’éphémère, l’apparence, la séduction. Du plaisir privé au plaisir public elle joue sur les codes de la séduction. Sa démarche touche à la fois l’autobiographie et la recherche de l’identité.
Projet : « Tu seras mon laPinot des Charentes »
« -QUI? QUOI?
- Après, je serai... ta cocotte, voici Tu seras mon lapin!
Dans ce projet Chocolate Lady, mon personnage fétiche depuis un an, part à la chasse aux chauds lapins (hommes) sur leur territoire.
»


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Dernière révision : 22 mars 2003

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