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Exposition
22 janvier au 23 mars 2001
Résidence d’artiste
du 22 au 26 janvier 2001
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« La fin peut surgir dans
l’instant qui suit, elle peut aussi se dissimuler pendant des semaines, des années,
elle arrivera, c’est tout ce que l’on sait d’elle. Et finir, c’est s’acheminer vers
elle. La fin est le chemin qui conduit à la fin. En ce sens on peut dire que
tout est déjà fini depuis le début. »
Samuel Beckett
Aventure de création
prétextée par la lecture de " Molloy " de Samuel Beckett,
les œuvres de cette exposition font partie du " Chant sixième ".
Ce chant fait lui-même partie d’un vaste projet de recherche entrepris par
l’artiste en 1995. Intitulé " Des Chants comme des pensées lâchées
par le souffle ", cette recherche procède par la décomposition
en chants des chapitres d’un ouvrage littéraire inspirant l’artiste. Chaque
page du chapitre pouvant alors incarner un projet artistique autonome quoique toujours
lié à l’ensemble. Tout au long du roman de Beckett traitant de l’absurde
et du rien, on y retrouve la hantise de la fin. L’auteur entreprend une longue et
difficile pérégrination malgré son infirmité et sa paralysie
croissante. Il aspire au bonheur que devrait procurer la fin de l’errance, mais il
sait aussi qu’il ne jouira pas de ce bonheur parce qu’il ne peut être possible
qu’au sein de l’interminable même.
Le travail d’Hélène Roy se développe par séries, favorisant
la répétition, la flexibilité et la variation continue des divers
fragments mis en scène. Les images se contaminent entre elles, chacune prélevant
de l’autre les éléments vitaux qui l’animent. L’artiste privilégie
la présence autonome de l’image dans un ensemble combinatoire, dans une logique
du côtoiement et de la multiplicité ou chaque image doit continuellement
négocier son individualité, sa complicité, sa présence
esthétique et sémantique autant pour la partie que pour la lecture
globale de l’œuvre. La série agit comme une sorte de déploiement du
temps, offrant une poétique de la multiplicité, une problématique
du cycle. Chaque séquence, chaque signe redit, exprime le passage, la précarité
et semble exorciser l’inévitable mort qui se répète en même
temps qu’une image se figure des entrailles d’une autre.
Hélène Roy vit et travaille à Saint-Honoré. Professeur
d’art plastiques à l’Université du Québec à Chicoutimi
maintenant à la retraite, Hélène Roy détient une maîtrise
en arts plastiques à l’Université du Québec à Montréal.
L’artiste expose son travail dans plus d’une vingtaine de centres dont la galerie
de l’UQAM, le Centre d’exposition Tour d’Amay à Bruxelles (Belgique), la Maison
d’Arts à Évreux (France) et le Centre d’art contemporain de Troyes
(France). Roy participe également à de nombreuses expositions collectives
parmi lesquels notons le Musée d’art contemporain de Montréal, le Musée
du Québec, la Chambre Blanche de Québec, la Galerie Erval à
Paris et la Biennale du dessin et de l’estampe et du papier-matière du Québec
à Alma. Boursière du Conseil des arts du Canada et du ministère
des Affaires culturelles du Québec, ses œuvres font partie des collections
de la Bibliothèque nationale du Canada, du Musée du Québec et
de la Collection Loto-Québec.
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