Arts et technologies informatisées

À la manière d'Arcimboldo

par Renée Niquette

À propos de ma démarche

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Mes créations

Forum télématique

«Bonjour, tout le monde !
Malgré le fait que mon âge se rapproche plus de celui des parents de la plupart de mes collègues étudiants, je suis une fille dynamique et remplie d’énergie…Je me passionne pour les sports comme le vélo, le ski de fond, la randonnée pédestre et j’aimerais bientôt, en explorer un autre plus ardemment, le kayak de mer.
Ayant acquise une formation en technique de design d’intérieur et pratiquant dans un domaine connexe depuis plusieurs années, au sein de petites entreprises commerciales, j’ai décidé de prendre un bain de fraîcheur en plongeant tête première dans une belle aventure, celle qu’est ART ET TECHNOLOGIES INFORMATISÉES... Un retour aux études qui ne s’est pas fait doucement et sans effort et dont je retire déjà les bénéfices. Ce champ me permet d’élargir mes horizons, mes connaissances et de laisser plus de place à mon imagination. C’est un milieu très stimulant et enrichissant, autant du côté humain que du côté créatif.
Ornithologue amateure à mes heures, je m’émerveille toujours en observant la nature, qui demeure pour moi une grande source d’inspiration…Il ne faut surtout pas oublier, que j’aime les gens, les voyages, le cinéma, le blues, le chocolat et que je m’intéresse aux philosophies orientales…Je crois aussi que le RESPECT (malheureusement si souvent mis au rancart) est le remède de bien des maux… »

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Forum télématique

THÉMATIQUES ABORDÉES

" L'Identité, le Portrait, le Territoire, le Paysage et l'Art total "

LE TERRITOIRE EST-IL AUJOURD'HUI MONDIAL ?

Alain Laroche a écrit :
Le marché de l’art qui est essentiellement économique, en a défini les règles et par le fait même le produit. Essentiellement, que l’artiste provienne de n’importe quel territoire, son produit doit être «américain» c’est à dire mondial pour qu’il soit pris en compte par l’histoire des marchandises de l’art. Y-a-t-il une perte?
«Alain Robbe-Grillet a dit : " La fonction de l’art n’est jamais d’illustrer une vérité — ou même une interrogation - connue à l’avance, mais de mettre au monde des interrogations (et aussi peut-être, à terme, des réponses) qui ne se connaissent pas encore elles-mêmes ".
On définit le marché de l’art comme étant l’ensemble des transactions commerciales et financières liées aux œuvres d’art tandis que le territoire, lui, caractérise un espace délimité par un individu ou un groupe d’individus comme habitat privilégié.
Étant donné que la mondialisation tend à globaliser le territoire et que l’art de tous les temps a souvent été une marchandise directement influencée par l’offre et la demande et que cette dernière devient, par cette même mondialisation, de plus en plus " américa-nombriliste ", je crois que le processus d’évolution du marché de l’art continuant sa transformation sur cette même voie ; la société entière subira une perte irrécupérable au niveau de sa richesse culturelle. Une certaine citation du poète grec Aristophane illustre bien mon propos : " Laissons à chacun le soin d’exercer l’art qu’il connaît ".
Le phénomène économique du marché de l’art n’est entré en vigueur qu’à partir du moment où le volume d’argent en jeu est devenu considérable et où les collectionneurs se sont vus concurrencés par les investisseurs (encyclopédie Universalis). De même l’art prend tout son sens à travers l’émergence manifestée par un public. Dans l’art occidental, la notion de public commence avec le mécénat (ex. : commande d’œuvres religieuses et princières). Le résultat de ces commandes subissait une influence directe du mécène lui-même. Charles Baudelaire démontre bien la problématique qui se répète encore aujourd’hui, un peu de la même façon avec la mondialisation et l’omniprésente domination américaine de tous les marchés dans une citation bien particulière. " Qu’est-ce que l’art ? Prostitution " : disait-il.
Dans une deuxième phase de développement, le marché de l’art s’adresse aux classes bourgeoise et aristocratique (aux classes d’élites souvent plus cultivés et instruits). Par la suite, l’établissement des Salons au XVIII ième siècle où n’importe lequel visiteur a accès aux œuvres et où celui-ci peut émettre son opinion (la naissance de l’art de masse).Par contre on peut remarquer un certain décalage temporel dans l’appréciation de certains types d’art au niveau des catégories de public.
De tous les temps, on retrouve plusieurs genres de créateurs qui rejettent systématiquement la conformité et qui réussissent à briser malgré tout, tous les paramètres que celle-ci comporte. Nous n’avons qu’à penser à Marcel Duchamp avec ses ready-mades qui remet en question le " statut d’œuvre d’art ".
Avec la fin d’un siècle et l’avènement d’un nouveau siècle, les individus se sentent souvent déstabilisés et inquiets face à l’avenir… Ils ont besoin d’être sécurisé, de miser sur des valeurs fondamentales ainsi que de retourner aux sources, entre autres, pour définir leur propre identité individuelle et collective qui se retrouve sur leur territoire initial. De plus, les créateurs font partie d’une catégorie de gens qui refusent particulièrement, de se mouler à un ou des modèles américains qui limiteraient certaines dénonciations sociales et ainsi muselleraient l’expression de leur art.
Miro était particulièrement stimulé par les entraves qui le brimaient dans sa créativité. Un jour, il déclara : " Toute résistance me passionne ".
Je pense que la mondialisation restreint la diversité et tend plutôt à l’uniformité. Il y a pour ainsi dire un paradoxe entre la mondialisation et le marché de l’art; car pour être riche, l’art doit être ouvert, diversifié et exotique, il doit rechercher et valoriser les différences multiculturelles et multiterritoriales.
Marcel Proust commente l’art ainsi : " Par l’art seulement nous pouvons sortir de nous, savoir ce que voit un autre de cet univers qui n’est pas le même que le nôtre et dont les paysages nous seraient restés aussi inconnus que ceux qu’il peut y avoir sur la lune ".»

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