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Lézard # 5 - septembre 1997

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Notre collègue André Girard vient de sortir un nouveau roman, «Zone portuaire», chez VLB.   «Thomas K.», d’Alain Gagnon, sortira le 30 septembre à La Pleine Lune et sera disponible en octobre en librairie.
Un an après le départ d’une touriste-cargo venue par hasard s’échouer dans un petit port de province, le narrateur s’adresse à elle. Par soif d’épiloguer, par nécessité de mettre sur papier quelques bulles d’émotions fortes vécues à ses côtés. Cette femme dont il n’a jamais su le prénom, encore moins l’âge, est partie de la plus belle façon, sans tout remettre en question, sans mise en scène ridicule. Un simple feuillet blanc laissé sur la table de la salle à dîner.

Et lui, cet infatigable rêveur, ce parfait anti-héros, s’applique maintenant à étirer le temps plutôt qu’à le tuer. Dans un port de mer périphérique où il joue à l’opérateur de grue, le narrateur passe désormais ses nuits et ses jours à lire et à observer la beauté de son environnement immédiat, à redonner vie à cet amour qui l’a transformé.
  Né avec le siècle à Québec, d’un père inconnu et d’une mère polonaise, Thomas Kowalsky doit vite apprendre à se défendre pour survivre. La nuit, dans un camp de bûcherons où il se retrouve dès l’âge de treize ans, il serre sa hache contre lui. Dur apprentissage de la vie et des hommes. Un jour, il sera quelqu’un. Sa mère ne sera plus la servante de personne. Il en fait le serment. Un jour, on le craindra. Ce roman brosse une fresque troublante du Québec d’avant la Révolution tranquille. Humblement, patiemment, Alain Gagnon est à constituer une oeuvre extrêmement originale, en marge des grands courants et des modes. Sa production, romanesque ou politique, tente de cerner la vie et la mort, l’amour et la haine, le bien et le mal, le vrai et le faux. Il ne connaît pas les réponses, mais il a compris que l’univers tient par ses contraires...

Michel Dufour a publié en mars dernier aux éditions JCL un deuxième recueil de contes, «Allégories II».

Selon Michel Dufour, si le temps des longues histoires au coin du feu est révolu, la magie des contes est toujours présente et continue d’émerveiller les amoureux d’histoires. Mais quelle est la source de cet émerveillement toujours renouvelé? Il est à la base même de la fiction, celle qui distrait mais aussi dont la rencontre peut transformer notre vie. Nous sommes tous les narrateurs de notre propre histoire, et nous pouvons apprendre à la transfigurer dans des récits sources de métamorphoses personnelles. Psychopédagogue d’expérience, Michel Dufour est particulièrement sensible à la vertu agissante, dans notre vie, des symboles, allégories et autres métaphores: les contes d’«Allégories II», croissance et harmonie, font suite à ceux d’«Allégories pour guérir et grandir», publié en 1993 et réédité sept fois depuis.

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Dernière révision : 18 février 1998

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