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Lézard # 8, Vol. 2 - décembre 1998

l'APES

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Les relations de l’Uneq avec les régions
telles qu’on a pu en juger
lors de la dernière assemblée générale


Il y a quatre ans — poussée, tirée, admonestée à répétition par plusieurs de ses membres — l’Uneq a accepté la création d’un Comité des Régions dont plusieurs des représentants se trouvent être membres d’associations d’auteurs en région; deux ans plus tard, elle consent à attribuer à ces associations régionales une partie des intérêts générés par la gestion des droits de reprographie, dûs à tous les écrivains québécois.

• Lorsque ces représentants, i.e. leurs associations et leurs régions commencent à trop prendre de place, et alors qu’on proclame (cf. texte des propositions envoyées aux membres pour la dernière assemblée), “défendre les intérêts de tous ses membres et des écrivains de tout le territoire”
[lire : les non-membres aussi; comme c’était le cas des sommes gérées pour la reprographie, etc., voir plus haut], le c.a. de l’Uneq se rend subitement compte, (a) que deux de ces représentants (sur une dizaine) ne sont pas membres de l’Uneq, (b) que tous les membres des associations existantes d’auteurs en région ne sont pas des membres de l’Uneq, (c) que tous les membres de certaines associations ne sont pas des écrivains selon la définition de l’Uneq — définition assez nébuleuse pourtant si l’on en juge par les têtes sans cesse repousséees de cette hydre à l’intérieur même de l’Uneq;

• Lors de la dernière réunion du Comité des Régions (2 mai 1998) où ces questions avaient été soulevées en corollaire à l’existence de l’Interrégionale (table de concertation des associations d’auteurs en région), réunion dont on n’a ultérieurement et une fois de plus pas reçu de procès-verbal de la part de l’Uneq, il avait été conclu :

“L’Interrégionale et le Comité des Régions devront s’entendre quant à leurs structures et implications respectives pour ne pas dédoubler les énergies concernant l’organisation des événements, la recherche de budgets ou de financements; les deux instances devront s’entendre pour donner de la force à la promotion de la littérature. Le point reste en suspens. Les domaines respectifs seront délimités pour bonne entente”.

(notes prises par Sylvie Bergeron, de l’Estrie, secrétaire pour les régions)

Les représentants présents des associations en région en avaient unaniment jugé que cela impliquait la tenue d’une autre réunion du Comité des régions avant l’Assemblée générale. Réunion qui n’a jamais eu lieu, ou plutôt qui a eu lieu — sans nous.

Car la démocratie selon l’Uneq a consisté à :
• réunir un comité ad hoc ne comprenant aucun représentant des régions pourvues d’une association d’auteurs, sans en informer les représentants de ces régions, en tenant apparemment pour acquis que le Comité des Régions avait été dissous lors de la réunion du 2 mai à Québec, ce qui n’apparaît nulle part dans les notes prises par les représentants des régions. (Si ce comité était dissous ensuite par décision unilatérale du c.a. de l’Uneq, la moindre des choses aurait été d’en prévenir aussitôt les représentants des régions).

• faire élaborer par ce comité une proposition qui, en modifiant arbitrairement la nature et les limites des régions québécoises efface l’existence des associations nées de leurs territoires respectifs (parfois bien avant la création de l’Uneq), en niant ainsi leur représentativité ainsi que la pertinence et la valeur de leur travail au service de tous les écrivains québécois [membres ou non de l’Uneq...]

• en l’absence donc de tout procès-verbal officiel de la réunion antérieure du Comité des régions, essayer de faire croire aux délégués des régions (et à autrui?) qu’ils avaient avalisé cette nouvelle conception des «régions» ainsi que le reste de la proposition
[cf message de Pierre Lavoie, ci-après].

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Dernière révision : 10 janvier 1999

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Raymond-Marie Lavoie