Les relations de l’Uneq
avec les régions
telles qu’on a pu en juger
lors de la dernière assemblée générale
Il y a quatre ans — poussée, tirée,
admonestée à répétition par plusieurs de ses membres
— l’Uneq a accepté la création d’un Comité des Régions
dont plusieurs des représentants se trouvent être membres d’associations
d’auteurs en région; deux ans plus tard, elle consent à attribuer à
ces associations régionales une partie des intérêts générés
par la gestion des droits de reprographie, dûs à tous les écrivains
québécois.
• Lorsque ces représentants, i.e. leurs associations et leurs régions
commencent à trop prendre de place, et alors qu’on proclame (cf. texte des
propositions envoyées aux membres pour la dernière assemblée),
“défendre les intérêts de tous ses membres et des écrivains
de tout le territoire” [lire : les
non-membres aussi; comme c’était le cas des sommes gérées pour
la reprographie, etc., voir plus haut], le
c.a. de l’Uneq se rend subitement compte, (a) que deux de ces représentants
(sur une dizaine) ne sont pas membres de l’Uneq, (b) que tous les membres des associations
existantes d’auteurs en région ne sont pas des membres de l’Uneq, (c) que
tous les membres de certaines associations ne sont pas des écrivains selon
la définition de l’Uneq — définition assez nébuleuse pourtant
si l’on en juge par les têtes sans cesse repousséees de cette hydre
à l’intérieur même de l’Uneq;
• Lors de la dernière réunion du Comité des Régions (2
mai 1998) où ces questions avaient été soulevées en corollaire
à l’existence de l’Interrégionale (table de concertation des associations
d’auteurs en région), réunion dont on n’a ultérieurement et
une fois de plus pas reçu de procès-verbal de la part de l’Uneq, il
avait été conclu :
“L’Interrégionale et le Comité des Régions devront s’entendre
quant à leurs structures et implications respectives pour ne pas dédoubler
les énergies concernant l’organisation des événements, la recherche
de budgets ou de financements; les deux instances devront s’entendre pour donner
de la force à la promotion de la littérature. Le point reste en suspens.
Les domaines respectifs seront délimités pour bonne entente”.
(notes prises par Sylvie Bergeron, de l’Estrie, secrétaire pour les régions)
Les représentants présents des associations en région en avaient
unaniment jugé que cela impliquait la tenue d’une autre réunion du
Comité des régions avant l’Assemblée générale.
Réunion qui n’a jamais eu lieu, ou plutôt qui a eu lieu — sans nous.
Car la démocratie selon l’Uneq a consisté à :
• réunir un comité ad hoc ne comprenant aucun représentant des
régions pourvues d’une association d’auteurs, sans en informer les représentants
de ces régions, en tenant apparemment pour acquis que le Comité des
Régions avait été dissous lors de la réunion du 2 mai
à Québec, ce qui n’apparaît nulle part dans les notes prises
par les représentants des régions. (Si ce comité était
dissous ensuite par décision unilatérale du c.a. de l’Uneq, la moindre
des choses aurait été d’en prévenir aussitôt les représentants
des régions).
• faire élaborer par ce comité une proposition qui, en modifiant arbitrairement
la nature et les limites des régions québécoises efface l’existence
des associations nées de leurs territoires respectifs (parfois bien avant
la création de l’Uneq), en niant ainsi leur représentativité
ainsi que la pertinence et la valeur de leur travail au service de tous les écrivains
québécois [membres ou non de l’Uneq...]
• en l’absence donc de tout procès-verbal officiel de la réunion antérieure
du Comité des régions, essayer de faire croire aux délégués
des régions (et à autrui?) qu’ils avaient avalisé cette nouvelle
conception des «régions» ainsi que le reste de la proposition
[cf message de Pierre Lavoie, ci-après].