Mars 1998, un lundi soir, dix-neuf heures trente, diffusion
radio d’une dramatique (“La Trahison”), histoire d’espionnage, que j’ai réussi
à écrire après bien des mésaventues. Je m’installe confortablement.
Bon début, mais après, ça se déglingue. Déception,
frustration, rage: la comédienne qui interprète le rôle principal
est pourrie et fait tomber mon texte au plus bas niveau. Je ne la nome pas par pitié.
Le réalisateur m’a avoué qu’il avait fait une erreur de distribution.
Je suis d’accord, mais je ne comprends pas qu’il ait laissé passer une chose
pareille. Pour me remettre de ce ratage, j’ai gagné le premier prix de la
nouvelle et le premier prix du texte de quatre lignes au concours littéraire
La Bonante de l’UQAC. J’ai reçu deux chèques, de magnifiques volumes
et des félicitations, ce qui a flatté quelque peu mon ego.
Je viens de terminer par ailleurs, à vive allure, l’écriture de “Magouilles
à l’enquête”, un roman où il y a des meurtres, des films porno
et de la drogue! Maintenant, je corrige, ce n’est pas rien. Après bien des
tentatives plus ou moins heureuses, j’ai enfin réussi à raconter une
longue histoire romanesque. Je continuerai. J’espère recevoir une bourse du
Conseil des Arts & Lettres du Québec pour écrire un second roman,
“Le Souffle amoureux”, où j’essaierai d’analyser les relations amoureuses
de cette fin de siècle; j’ai composé une cinquantaine de pages. Et
pourtant, je n’aime pas les histoires d’amour! Allez savoir ce qui m’a poussé.
Pour l’automne 1998, la troupe de théâtre Les Têtes Heureuses
m’a commandé, en vue d’une lecture publique, un texte dramatique qui fera
partie d’un spectacle Dostoïevski, “Les Frères Karamazov”, une adaptation
pour la scène de Jacques Copeau. Trois autres auteurs du Saguenay participent
à ce projet.
Il est possible que j’organise, pour l’hiver prochain, une lecture publique de poèmes
que j’ai écrits. Intitulé “Les amusements”, c’est léger comme
tout. J’écris trois heures par jour, tous les jours. Je n’ai jamais autant
écrit que depuis que je travaille avec un ordinateur. Cette machine m’exalte
encore et j’espère que ça durera. Tourelou!