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Un voyage au bout des mots.
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Il fallait repartir comme ça avec nos crayons
et nos carnets. Nous avons fait le voyage, Danielle Dubé et moi, dans le Gers
cette fois, dans une ville au nom évocateur. Pierre Gobeil et Gina Tremblay,
les mêmes que dans Un été en Provence, se sont installés
dans cette petite ville fascinante du nom de Lectoure. Ils ont une grande maison
qu’ils sont en train de rénover au coeur du vieux Lectoure. Une splendeur
en devenir ! Nous sommes débarqués là et l’été
s’est écoulé doucement aux sons des voix des voisines. Madame Dentella
et Madame Ferrari. La dame aux caniches, l’homme qui dispute son chien Moïse,
les enfants à l’école qui crient, les cloches partout. Et, devant,
la colline avec ses tournesols. L’endroit parfait pour écrire. Nous l’avons
fait. Danielle rue Saint-Gervais et moi rue des Corhaut. Une écriture au jour
le jour pour raconter ce pays des merveilles. Bien sûr, nous avons voyagé
: à Condom, et sur la Baïse – attention à la prononciation ! Auch,
Albi, Mimizan, Toulouse, Cordes-sur-ciel et une expédition dans la ville de
Gaudi, Barcelone. Nous ne pouvions non plus oublier la Provence. Un petit séjour
chez Albert Garcia Marquez et Claudie. De belles confidences, des êtres exceptionnels.
Nous avons écrit tous les jours, comme des reclus, comme des moines à
l’affût du monde. Nous avons ramené des manuscrits énormes, plus
de 900 pages. Nous allons tenter de faire un livre avec tout ça, à
deux mains, un récit de voyage ou des récits de voyage. Nous souhaitons
le publier dans un an ou deux. Il faut voir... Un beau voyage ! Des gens fascinants
: le vendeur de vin Gérard, grand admirateur de José Bové, Jean
Roque, un historien d’Albi un peu étrange mais qui sait tout – des rencontres
merveilleuses et surtout un pays où les couleurs vous sautent aux yeux. Ce
fut notre été, à Danielle et à moi. Un été
d’enchantement et d’écriture.
Aide aux créateurs en région.
Le Conseil régional de la culture et
le Conseil régional de concertation et de développement, avec la collaboration
du Conseil des arts et lettres du Québec, vont créer un programme qui
viendra appuyer le travail des créateurs de la région, laquelle a bien
besoin de cette aide. Pour ce faire, le CRC a consulté divers intervenants
culturels et plusieurs artistes de la région pour tenter de déterminer
la forme que pourra prendre cette aide.
J’ai participé à une rencontre. Il faut dire que le tout est bien flou
tel que présenté, même si l’entente doit prendre force dès
cet automne. L'aide s'adresse aux créateurs et aux collectifs d'artistes.
Cela, c’est clair. Le hic, nous dit-on, c’est qu’il ne faut pas dédoubler
ce que fait déjà le CALQ (songez aux bourses A et B...). Où
se situer ? C'est la question. Comment inventer d'autres créneaux ? J'avoue
ne pas avoir trouvé de réponses malgré la discussion. Il faudra
voir à l'usage, car pour le moment, je ne peux vous expliquer ni l'approche
ni les modalités qui permettront aux écrivains de profiter de ces nouveaux
subsides. Tout le monde était un peu déconcerté après
cette rencontre. Il me semble que les idées du CRC sont déjà
arrêtées sur le sujet, mais on ne sait pas comment tout cela va s'enclencher.
L'Abitibi est prête à signer cette entente, en tout cas.... On parle
d'un budget de 100 000 $ pour le moment, le CRCD en versant une moitié et
le CALQ l'autre. S'il faut diviser par une quinzaine de disciplines, il ne restera
pas grand chose pour chacune des disciplines... L’évolution de la situation
sera à surveiller – et on peut certainement élaborer des projets !
Nous suivrons cela attentivement : les écrivains et écrivaines de l'APES-CN
doivent pouvoir bénéficier de cette aide, si minime soit elle.
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