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| Le programme de tournées
Rencontres culture-éducation s’est retrouvé au cœur de débats
animés mais apparemment assez mal informés lors des assemblées
de l’Uneq qui ont eu lieu à Montréal les 9 et 10 décembre dernier.
Il nous a donc semblé nécessaire de rappeler à nos membres en
quoi elles consistent et leurs modalités. |
| Comme leur nom l’indique, elles
sont destinées à faire se rencontrer des jeunes et des artistes, entre
autres des écrivains. Toutes les sortes d’écrivains. |
| En effet, en ce qui concerne les
écrivains, ces tournées ne sont en aucun cas limitées aux écrivains-jeunesse.
Elles couvrent l’ensemble des cycles, du primaire à la fin du secondaire.
Il s’agit pour tous les écrivains intéressés de présenter
un projet d’animation. Il peut s’agir d’échanger avec les élèves
“sur l’univers de la création ou de la recherche, sur la langue et la littérature,
sur les divers aspects du métier d’écrivain”, comme le dit la brochure
du ministère ; ce peuvent aussi être des ateliers d’écriture
de toute sorte (par exemple, sur les genres, conte, nouvelle, poésie...).
Ces ateliers “font appel à la participation active des jeunes. Ce ne sont
ni des spectacles (y compris les spectacles-ateliers), ni des conférences,
ni des cours ou des démonstrations”. Une bonne connaissance des programmes
est utile ici, pour adapter son matériau aux besoins des enseignants, puisqu’en
dernier ressort ce sont les écoles qui choisissent les auteurs invités
et disposent désormais (au lieu de l’Uneq), par l’entremise des commissions
scolaires, des budgets idoines (jusqu’à concurrence de 30 rencontres par an). |
| “En dernier ressort” : en effet,
il faut s’inscrire eu Répertoire publié par le Ministère des
Affaires Culturelles et des Communications, et pour ce faire présenter son
projet au comité de sélection constitué de trois membres de
l’Uneq, entre autres. C’est là que le bât semble blesser, puisque beaucoup
d’auteurs “pour adultes” mais dont les œuvres sont accessibles aux étudiants
du second cycle secondaire, se sont vu refuser leur projet. D’où la perception
que ce programme est “réservé” aux auteurs-jeunesse Mais ceux-ci aussi
ont des problèmes avec le comité, cf. le grief déposé
à l’Uneq par Andrée-Anne Gratton, finaliste au Prix du Gouverneur général
catégorie jeunesse, qui s’est vu refuser son projet pour insuffisance littéraire
! Ce dossier n’est pas clos. |
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Sachez néanmoins que
vous pouvez déposer un projet, et que les critères de sélection,
du moins selon la brochure du ministère, sont les suivants :
- la conformité des activités
proposées aux objectifs et exigences du programme Rencontres, culture-éducation
;
- la valeur du projet sur les
plans artistique ou culturel et éducatif ;
- le dynamisme de collaboration
entre les partenaires, les retombées escomptées, la création
de liens durables entre un organisme scolaire ou éducatif et des intervenants
du milieu des arts, de la culture ou des communications.
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| L’un des intérêts
de ce programme pour les écrivains — et pour la littérature québécoise
— c’est la diffusion des livres dans le milieu scolaire et ses bibliothèques.
Une partie du budget couvrait en effet l’achat de 33 livres par école et par
jour d’animation. Malheureusement, le nombre des inscrits augmente plus vite que
le budget et d’autre part on a fait passer à 325 $ (au lieu de 250) le cachet
des auteurs invités — on ne s’en plaindra pas... sauf que l’Uneq, toujours
chargée de la commande et de l’envoi des livres, a dû décider
de limiter à 18 livres par école et par jour le nombre des livres offerts.
Il va sans dire que vous pouvez réclamer auprès du Ministère
une augmentation des budgets de ce par ailleurs excellent programme... |
| DERNIÈRE MINUTE : Il y a
eu des modifications aux contrats avec les commissions scolaires pour les artistes
non assujettis aux taxes ! |
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Pour plus d’informations, adressez-vous
à votre direction régionale du MACC (au Saguenay-Lac Saint-Jean : 418-698-3500,
télécopie 698-3522 ; sur la Côte-Nord : 418-295-4979.)
Élisabeth Vonarburg
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