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Lézard # 12, Vol. 3 - Automne 2000

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Opinion : de la démocratie associative

La réunion du comité Trans-Québec a eu lieu au printemps dans notre région. Notre collègue Danielle Dubé, la nouvelle déléguée de la région Nord-Est du Québec, nous en fait un compte-rendu détaillé .
Si congrès d’orientation il doit y avoir à l’Uneq et parmi les écrivains du Québec, je m’en réjouis. Et j’ajoute qu’on doit engager dès aujourd’hui la discussion, puisque, comme le dit bien Danielle Dubé, il ne faut pas reculer devant les débats. Il faut s’y engager avec un maximum de bonne foi – et d’informations acquises à toutes les sources. J’aimerais présenter ici mon point de vue, dans l’espoir de nourrir les discussions qu’auront les écrivains membres de l’Uneq lors de la réunion prévue dans le cadre du salon du livre régional, et par la suite.
Car il me reste encore bien des inquiétudes – et je ne suis pas la seule. Forum, scrutins postaux, ces questions ne sont pas aisément résolues. Ce ne sont pas des points de détails, il y a à leur source, et dans leur sillage, des situations où se sont donné cours, de l’avis de beaucoup, des comportements signalant un malaise dans la démocratie unéquoise. Y compris la suspension de Charles Montpetit, administrateur au CA de l’Uneq1.
À la suite de l’AG de novembre dernier où toutes les propositions, trop nombreuses, n’avaient pu être soumises au vote, on a fait voter par scrutin postal un certain nombre d’entre elles. C’est tout à fait légitime et même pratique en ce qui concerne des questions déjà débattues, comme celle de la redivision de certaines “régions” (la Montérégie arbitrairement collée avec l’Estrie en une seule super-région, alors qu’elles ont chacune une association régionale bien installées) et leur représentation séparée au comité Trans-Québec. Mais cela devient nettement plus discutable lorsqu’il s’agit de faire voter, sans explications ni débats réels, (et par un tiers seulement du membership officiel si l’on en croit le nombre des votants, dans un premier temps), une augmentation substantielle de salaire à la personne occupant la présidence de l’Uneq. On ne peut considérer comme un débat la liste des activités de la présente présidente, jointe à la livraison printanière de L’Unique. Rappel de procédure, pour exemple: on a soumis à l’AG le budget de 10 000 $ consacré au comité TransQuébec ; et le fait pour le précédent CA d’avoir supposé avec une certaine désinvolture, sans passer par l’AG, un budget pour l’hypothétique achat d’une maison d’écrivains à Lodève a assez fait de vagues à l’époque...
Même chose, et à plus juste titre encore, lorsqu’il s’agit de faire entériner par scrutin postal, absolument sans débat, une décision prise unilatéralement par le CA contre le vote majoritaire des membres en AG, en ce qui concerne la réouverture du Forum électronique de l’Uneq – l’AG avait voté cette réouverture sans modérateur ; le CA a décidé de ne pas tenir compte de ce vote. Charles Monpetit, qui avait reçu des avis juridiques contraires à la position du reste du CA, et voyant ces avis rejetés à son avis un peu trop vite, a demandé à en informer normalement les membres par le biais de L’Unique – où le CA allait longuement expliquer sa propre décision. On ne lui a même pas répondu. Apprenant la parution d’un petit journal parallèle, L’Inique, lancé par des insatisfaits de l’Uneq, il a demandé à y publier son court article. L’Inique lançait aussi une pétition demandant une assemblée spéciale pour traiter du Forum, entre autres. Il s’y est joint.
La pétition de L’Inique concernant le Forum et une assemblée spéciale a rassemblé en juin le nombre de voix nécessaires et même davantage (près de 120, un bon 10% du membership officiel), et l’assemblée spéciale devrait avoir lieu... incessamment – le CA décide seul de la date de telles assemblées. C’était l’été... c’est la rentrée... Avec un peu de chances, quelque part en octobre... ou plus tard... Selon que nous sommes ou non soumis aux lois régissant les corporations/syndicats (cf l’AG où l’on nous a donné deux réponses différentes sur ce point), n’y aurait-t-il pas un délai-limite pour tenir ce genre d’assemblée ?
Dans la lettre-circulaire de l’Uneq, 25 mai 2000), par laquelle on informait les membres de la suspension de Charles Montpetit, on lui reprochait d’avoir “... endossé publiquement la parution de L’Inique, «journal des laissés-pour-compte de l’Uneq», en y publiant un point de vue contraire à la décision adoptée majoritairement par le conseil d’administration, relativement à la question du forum de l’Uneq.” On affecte ainsi de se draper dans la stricte “technicalité” administrative en laissant croire à des infractions massives à la règle de discrétion, alors que l’infraction majeure, c’est (a) le refus de se conformer à la volonté très claire de l’AG, que CM essayait de faire respecter, et (b) qu’on ait refusé à l’auteur d’informer le membership – non avec un “point de vue” personnel, mais avec un simple compte-rendu de points de jurisprudence – dans l’organe officiel de l’association2.

Notes
1 Daniel Mativat, écrivain pour la jeunesse et également membre du Comité Trans-Québec l’a remplacé: on le et se félicite donc de sa présence au CA.
2 Point de jurisprudence dont on s’est pourtant fait écho ensuite à la réunion TransQuébec – mais dans ce cas, pourquoi ne pas avoir laissé Montpetit en informer à l’époque l’ensemble des membres dans L’Unique ?

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Dernière révision : 26 septembre 2000

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