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| Extrait du discours de Nelson Riis, député
NPD de Kamloops, en mars 2000, lors du dépôt du projet de loi 259, (“...
le gouvernement devrait envisager d’exempter d’impôt jusqu’à 30 000
$ du revenu des écrivains et artistes travaillant dans l’industrie culturelle
canadienne, afin de leur manifester son soutien.” ) : |
«Je crois fermement que la culture est le
cœur d’une nation. En tant que nation, le Canada a vu se développer un secteur
culturel dynamique, avec de nombreuses institutions culturelles : une industrie du
livre diversifiée, une talentueuse industrie musicale, une industrie des médias
pleine de vigueur, des industries du film et de la télévision saluées
par la critique... D’autres pays accordent un traitement spécial à
leurs artistes, par exemple l’Irlande, où les revenus obtenus par les artistes,
les écrivains, les compositeurs et les sculpteurs de la vente de leurs œuvres
sont entièrement déduits de l’impôt sur le revenu – il n’y a
pas de limite supérieure à cette exemption. Bien entendu, nous savons
tous par nos lectures que le secteur culturel, en Irlande, est fort vivant et dynamique
grâce à quantité d’initiatives, dont celle-ci. Au cours des années
passées, nous avons consacré beaucoup d’attention et d’efforts à
la souveraineté politique, au développement de notre souveraineté
territoriale et de notre souveraineté économique. Il est temps maintenant
de consacrer la même attention, la même considération, à
la souveraineté culturelle.»
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| Extrait du discours de Wendy Lill, députée
de Dartmouth, critique du NPD pour la culture : |
«Nombre de mes amis sont des artistes, des
acteurs, des dramaturges, des metteurs en scène, des peintres et des sculpteurs.
La plupart d’entre eux vivent de façon aléatoire sans la mointre miette
de sécurité financière, mais sans grand choix non plus en la
matière car leur motivation est de créer, de s’exprimer. Ils croient
avoir quelque chose à dire, ils croient pouvoir apporter une mesure de clarté
à des situations embrouillées, ils croient pouvoir faire rire ou pleurer,
susciter chez autrui des émotions profondes, transformatrices, la rage devant
l’injustice, le désir de plus d’humanité, une évolution spirituelle
plus signifiante, un renforcement des liens qui nous rapprochent, familles ou communautés.
En un mot, ils croient, à tort ou à raison, stupidement ou non, que
par l’entremise de leur minuscules actes créateurs, ils peuvent avoir un impact,
qu’ils espèrent positif, sur la condition humaine... Notre nation serait bien
mal en point sans les créateurs qui, tous ensemble, avec courage et obstination,
relatent son évolution, racontent son histoire, en illuminent les recoins
ténébreux et lui procurent la force d’affronter un futur incertain.»
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