Et d’abord, les membres du nouveau CA, élus
lors de notre assemblée général, en mai dernier : Yvon
Paré est notre nouveau président,
André Girard passe à la vice-présidence, Jean-Alain Tremblay
reste inamovible aux cordons de la bourse, Dany Tremblay devient la valeureuse secrétaire,
et Allen Côté, Carol Lebel et Élisabeth Vonarburg
administreront avec eux. On les félicite et on leur souhaite à tous
bien du plaisir.
Danielle
Dubé, qui vient d’être
nommée représentante de l’Uneq dans la région Sagamie-Côte
Nord pour le comité des régions TransQuébec, va écrire
l’an prochain une autofiction familiale, qui l’emmènera en Floride sur les
traces de son père.
Allen Côté survit depuis huit mois au sevrage de tabac et donne lui
aussi dans l’autofiction (c’est le zeitgeist) avec le roman dont le titre de travail
est (est-ce en rapport ? ) Sacrifiés., qu’il est à écrire grâce
à la bourse octroyée par le CALQ.
Dany Côté, notre nouvelle secrétaire, est en train de finaliser
un roman intitulé L’Étroit musée des choses, et elle a un recueil
de nouvelles en lecture chez Vents d’Ouest (Fragments du monde).
André Girard participe activement à la vie culturelle de la région
(il est membre du CA de la nouvelle bibliothèque de La Baie et enseigne au
cégep de Chicoutimi tout en occupant le poste de vice-président de
l’APES) ; comme écrivain, il estime avoir terminé son “cycle intimiste”
avec son nouveau roman qui paraîtra en octobre, Chemin de traverse (VLB) :
une station-service au bout d’un chemin, un endroit en marge de la vie, pourtant
lieu de rencontre entre deux cultures, deux univers : Andréa, la photographe
slovaque de Zone portuaire et Réjean, le sculpteur québécois
de Deux semaines en septembre.. Tous deux voyageurs, dotés d’un lourd passé,
cèderont-ils ensemble au désir de pérennité ou repartiront-ils
sur les routes ? Et qu’écrira ensuite André Girard ? La réponse
à la première question, ou presque, dans Chemin de traverse. Quant
à l’autre : mystère...
Jacques Girard a vu remise à la mi-novembre la parution de son nouveau livre,
un recueil de treize nouvelles fonctionnant un peu comme un roman – et une autofiction
–, La mare aux monstres, aux éditions Portes Ouvertes. Il prépare une
histoire de la traversée du Lac Saint-Jean, ainsi qu’un autre recueil de nouvelles,
L’Homme qui sculptait son bois de chauffage.
Françoise Tremblay, outre sa proche rencontre avec le dramaturge Daniel Danis
dans le cadre de notre activité “Correspondances”, se consacre toujours au
théâtre, mais elle a tout de même un roman en lecture chez VLB,
Les Nocturnes.
Pierre Gobeil s’est acheté une maison en France, non loin de Bordeaux (on
ne s’en étonne point), dans une localité nommée, on vous le
donne en mille... Lectoure ! Il travaille à un roman-fleuve – une autofiction,
tiens... – qui devrait faire cinq ou six cent pages, explorant les relations d’un
père et de son fils nouveau-né.
Carol
Lebel publiera très bientôt
un autre livre de haïku, Des Mondes nous échappent, et participera à
une autre anthologie de ces poèmes, canadienne cette fois (aux éditions
David) ; il a un projet de collaboration avec l’artiste Guiseppe Benedetto, pour
une œuvre de verre créée à partir d’un haïku – fragilités
jumelles...
Élisabeth Vonarburg,
tout en continuant à s’occuper de plusieurs dossiers de l’APES, et en donnant
un cours sur la création littéraire à l’UQAC, s’apprête
elle-même avec délices à écrire de nouveau : après
avoir rédigé cette été deux novellas inédites
pour son prochain recueil de nouvelles, La Maison au bord de la mer (Alire), c’est
un roman de fantasy qui l’attend en 2001 (grâce à une bourse du CAC),
La Reine de mémoire. Quelques nouvelles inédites sans doute aussi (pour
un second recueil, au printemps prochain, Le Jeu des coquilles de Nautilus), et l’achèvement,
elle l’espère, de son roman pour jeunes en deux volumes, Le Chat qui voyageait
dans le temps. Un recueil de nouvelles en anglais devrait sortir chez Tesseract Books
(Edmonton), The Slow Engines of Times (la traduction de la série de Tyranaël
est également en cours chez cet éditeur). Elle participera à
la nuit de la poésie du Salon du Livre du Saguenay-Lac Saint-Jean. Elle a
adapté sa nouvelle “La maison au bord de la mer” pour une dramatique à
Radio-Canada (enregistrement prévu pour la mi-octobre au Côté-Cour).
Elle sera invitée en octobre par le cercle de lecture de de Saint-Hilaire-Rouville,
et participera au lancement dans la région de la Marche des femmes. En mai
2001, elle sera l’invitée d’honneur de WISCON, le congrès féministe
de science-fiction, aux États-Unis.
Alain
Gagnon sort en octobre son nouveau livre,
un recueil de nouvelles fantastiques, Le Ruban de la Louve, (Lanctôt), qu’il
lancera à Saint-Félicien, puisque tous ces textes ont pour cadre le
pays de son enfance.
Robert Dole publiera également en octobre, chez VLB, son autobiographie, «
Comment réussir sa schizophrénie », un livre dont l’écriture
lui a beaucoup coûté, mais qui l’a considérablement délivré
aussi.
Nicole Houde continue de travailler à son prochain roman, dont le point de
départ est la femme de Marx, – d’où le titre provisoire, Jenny. Réflexion
sur une longue agonie, écriture difficile – mais troisième version
déjà, et nous savons que la cinquième est d’ordinaire la bonne
pour notre collègue. Nous l’encourageons donc, à travers l’absence
de fumée (elle aussi est en sevrage de tabac).
Ghislaine Lavoie vient de publier un texte dans un collectif, Promeneur de villes,
promeneur de vies, sous la direction de Françoise Dumoulin, aux éditions
Terres Fauves, dans la collection “Nuit d’encre”. Cette nouvelle petite coopérative
d’édition de la côte sud, tenue par des jeunes aux politiques éditoriales
qui se veulent exigeantes, est sans doute une des rares retombées positives
des éditions Félix. Notre collègue travaille aussi à
un ouvrage plus pédagogique, mais qui touchera à la créativité,
Œil de lynx et griffe de velours, portant sur l’auto-révision et la rédaction.
Elle est aussi nouvellement grand-mère d’un petit Jean-Christophe au prénom
littéraire, qu’elle considère comme aussi émouvant qu’une œuvre
d’art...
Maurice Cadet a publié son recueil Tambour Battant pendant la folie du millénaire,
l’hiver dernier, aux éditions du CIDHICA ; depuis, Les Écrits des Forges
ont remis la main sur le manuscrit d’un autre recueil, qui s’était égaré
(titre provisoire : Saisons retrouvées...). Il travaille présentement
à des textes pour les revues Exit et Estuaires. Il nous a confié avoir
un peu de mal à s’adapter à Montréal – espérons que cela
lui donnera envie de venir nous voir plus souvent...
Stanley Péan continue sa colonne littéraire mensuelle dans le cahier
hebdomadaire de La Presse, (entre autres) tout en s’occupant du journal Le Libraire
et en écrivant lui-même pendant les nuits d’insomnies dûes à
son bébé – du moins on le lui souhaite.
Les Éditions Félix sont au bord du gouffre financier, au grand dam
de leurs membres et malgré le nettoyage auquel on s’était livré
après le congédiement... tumultueux de la directrice, Marie Brassard
et son remplacement par Céline Larouche. Des 350 000 $ investis par les coopérants
et par le gouvernement (programme de subvention aux petites entreprises, subventions
aux éditeurs), 250 000 $ ont disparu on ne sait trop où. La directrice
sortante, Mme Larouche, veut croire à une survie possible, mais
compte tenu du nombre maintenant réduit à une centaine des membres,
cette éventualité devient de plus en plus ténue. On sait peut-être
que Marie Brassard s’est recyclée dans l’édition et la révision
en ligne sur l’Internet.
Notre nouveau président, Yvon Paré, publie en septembre son recueil
de nouvelles... d’autofiction, Les Plus Belles Années, chez XYZ. Yvon Paré
envisage d’en faire une trilogie de recueil de nouvelles, explorant l’adolescence
campagnarde de son narrateur, puis son départ pour la grande ville et l’université.
Il a également en projet – depuis des années – un grand roman “fusion”
qui ne cesse de le hanter, à la fois fiction, autobiographie, fantastique,
science-fiction, essai... pâté d’alouette ? |