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Le
7 juin dernier, cinq représentants et représentantes du Comité
Trans-Québec se réunissaient au Centre de plein air CEPAL à
Jonquière en présence de la présidente de l'UNEEQ, Denise Boucher,
de la représentante des régions au c.a., Cécile Cloutier. Il
s'agissait de ma première participation à titre de déléguée
de la région récemment élue. Malgré un contexte difficile
dont Le Lézard a largement parlé, malgré la glace fragile qu'il
a fallu casser avant d'établir le climat de travail, je sors satisfaite de
cette rencontre comme mes collègues présents des autres régions.
D'une part parce qu'elle permet à celles-ci de se rassembler, aussi de faire
part de leurs doléances au conseil d'administration de l'Union mais également,
et surtout, de formuler nos recommandations. |
| Parmi les doléances, il y a celle des débats
nécessaires, de la tenue éventuelle d'une assemblée spéciale
sur le Forum électronique. La plus importante résolution adoptée
me semble être l'organisation d'un Congrès d'orientation en 2001 après
une consultation préalable dans les régions. Notons que chaque année,
il y aura deux réunions du comité Trans-Québec : l'une en mai
ou juin hors Montréal, une autre à Montréal lors de l'Assemblée
générale annuelle. J'ai souligné qu'il importait de favoriser
les débats plutôt que de les éviter, que l'UNEEQ même avait
tout à y gagner. Nous nous sommes entendus cependant sur le fait que ceux-ci
n'étaient pas toujours nécessaires (question de temps, question d'argent
aussi) et que d'autres questions pouvaient se régler par scrutins postaux.
L'argument de la forte participation des membres (plus de 300 à chaque scrutin)
ajoute à la pertinence de ce mode de consultation. |
| Quant au fameux Forum qui a fait couler tellement
d'encre et rouvre encore des plaies, le dépôt de trois études
juridiques (Payette, Doray et Brown) nous a fait comprendre la pertinence de consulter
les membres sur la présence d'un modérateur. La première étude
fait part de la responsabilité du gestionnaire en matière de diffamation
ou de propos haineux et de la mise au point souhaitable d'un mécanisme de
surveillance des échanges pour prévenir d'éventuelles poursuites.
La seconde maintient que l'affichage de codes de conduite est souhaitable même
si l'appel à un modérateur risque d'augmenter la responsabilité
du gestionnaire du Forum (dans ce cas l'UNEEQ). Quant à la troisième,
après avoir mentionné les mêmes arguments, elle conclut qu'un
modérateur peut éviter de coûteuses procédures judiciaires.
Aux membres maintenant de se prononcer en toute connaissance de cause. |
| Un autre point qui a soulevé des questions,
lors de cette réunion: celui de l'omniprésence de la littérature-jeunesse
au programme de rencontres Culture-Education. Nous avons demandé des chiffres
: 73 % des rencontres actuelles sont effectuées par des écrivains-jeunesse.
Plusieurs de nos membres qui font de la littérature adulte se sentent lésés
d'autant plus que le comité de sélection de l'UNEEQ a refusé
leur candidature. Pourquoi? Voilà la question. Sommes-nous en train de devenir
les censeurs de nos pairs? De participer à l'infantilisation de l'enseignement
au secondaire? On nous parle des balises imposées par le MEQ à l'UNEEQ.
Il a été proposé lors de cette réunion que les représentants
du dit comité soient des écrivains ayant évolué au niveau
primaire et secondaire plutôt que collégial. |
| Par la suite, l'APES faisait parvenir le 12 septembre
à l'UNEEQ une résolution demandant 1) de changer la composition du
comité qui effectue la sélection à chaque période de
sélection afin de permettre une regard nouveau et neutre sur les candidatures
2) de faire en sorte que le comité se donne des critères objectifs
de professionnalisme (animation pédagogique) plutôt que d'effectuer
une réévaluation de la qualité littéraire de chaque oeuvre
(déjà évaluée par un éditeur accrédité).
Il est à souhaiter que cette proposition soit adoptée par l'UNEEQ afin
d'offrir aux écoles un éventail plus large d'écrivains admissibles
au programme. |
| La rencontre du 7 juin a également donné
l'occasion à ses participants de constater le travail considérable,
pour ne pas dire admirable, fait dans les régions en matière d'animation
et de promotion de la littérature. Nous avons rendu compte particulièrement
des activités de l'APES : participation active au Salon du livre, soupers-causeries
Correspondances à l'occasion de jumelages d'écrivains, Journée
mondiale du livre, Festival mots et musique etc. Désormais L'Unique réservera
un espace à la diffusion des activités en région. Un souhait
exprimé : que le journal délaisse son côté pamphlétaire
qui occupe trop d'espace. |
| L'UNEEQ, de son côté, favorise la
promotion et la diffusion de notre littérature par le biais d'une multitude
d'ententes avec un réseau de maisons d'écrivains dans le monde, particulièrement
en Europe, au Mexique. A la suite de l'abandon du projet de Lodève, elle a
signé une entente avec la Société des lettres du Languedoc-Roussillon
pour l'accès de ses membres à une résidence à Montpellier.
Elle dispose aussi d'un studio sur la rue St-Denis à Montréal. Il s'agit
d'en faire la demande en vertu d'un programme du Conseil des arts et lettres du Québec
(CALQ). |
| Cette réunion s'est conclue par le leitmotiv
annoncé de la présidente dans L’Unique de l'été: "Ne
cédez jamais ni vos droits dérivés ni aucun de vos droits électroniques
et numériques". Pensée également partagée par notre
ex-présidente de l'APES, Elisabeth Vonarburg qui en rajoute: "Ce qui
ne veut pas dire que cela ne se négocie pas!" Avis aux mal informés
ou non initiés! |
| Finalement, cette réunion qui s'est terminée
dans la convivialité aura permis de nous apprivoiser, peut-être même
d'amorcer de meilleurs rapports. C'est ce que je souhaite, très personnellement.
Au plaisir de vous inviter et de vous entendre à notre Assemblée régionale
annu-elle à l'occasion du Salon du livre du Saguenay-Lac-St-Jean, le samedi
29 septembre prochain, à 10 heures, à la Salle Télé-Québec
au Centre de congrès de Jonquière. |
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Danielle Dubé
déléguée de l'UNEEQ,
région Nord-est du Québec.
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