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Lézard # 10, Vol. 3 - Automne 1999

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Activités passées et à venir

L’année presque écoulée a été très active pour l’APES, et augure bien pour l’an 2000, si le Y2K ne nous mange pas. Qu’on en juge plutôt :

Le Festival Mots & Musique de Sainte-Rose du Nord

Le 8 mai dernier, c’était la toute première édition d’un événement qui deviendra, nous l’espérons, annuel : une vingtaine d’écrivains, poètes et romanciers de la région et du reste du Québec, se sont réunis dans la belle maison-musée en devenir du peintre Jean Laforge, à Sainte-Rose du Nord, pour une soirée de lectures accompagnées d’improvisations musicales par le trio de Jean-Pierre Bouchard, Pierre Dumont et Claude Lechasseur. La chaîne culturelle de Radio-Canada captait le spectacle, qui fut rediffusé quelques semaines plus tard à l’émission nocturne “Les Décrocheurs d’étoiles”. On a ainsi pu entendre des textes de Réjean Bonenfant, Maurice Cadet, Cécile Cloutier, Richard Desgagné, Danielle Dubé, Madeleine Gagnon, Pierre Gobeil, Nicole Houde, André Girard, Christiane Laforge, Carol Lebel, Yvon Leblond, Pierre Nepveu, Jeanne Painchaud, Yvon Paré, Gérard Pourcel, François-Xavier Simard, Clarisse Tremblay, (hélas décédée entre temps, mais présente dans ses mots), Tony Tremblay, Élisabeth Vonarburg. Un magnifique voyage : c’était le thème du Festival de Sainte-Rose cette année, le thème de toutes les activités de l’APES en 1999, puisque c’était également celui de notre collectif Un Lac, un fjord et celui de l’édition saguenéenne du Festival de la littérature québécoise.

Le thème de l’an prochain, qui nous fera entrer dans le troisième millénaire, sera «
Passages». Le Festival aura peut-être une géométrie un peu différente, s’étendant sur toute une journée à Sainte-Rose avec un brunch-rencontre et des causeries en sus des lectures et de la musique, et peut-être aussi en conjonction avec des expositions de pein-ture. Mais il aura encore lieu la première fin de semaine de mai, au printemps – en nous en souhaitant un aussi éclatant que celui de cette année. On pourra alors rencontrer et écouter José Aquelin, Aude, Nicole Brossard, Hugues Corriveau, Jean-Paul Daoust, Louise Desjardins, Hélène Dorion, Louise Dupré, Paul-Chanel Malenfant, Hélène Monette, Serge Mongrain, Pierre Morency, Laurier Veilleux, Yolande Ville-maire, et de l’APES : Marjolaine Bouchard, Allen Côté, Diane-Jocelyne Côté, Danielle Dubé, Michel Dufour, Christiane Laforge, Clément Mar-tel, Jean-Alain Tremblay, Jean-Pierre Vidal, Élisabeth Vonarburg.

Le Festival de la littérature québécoise

Cet événement récurrent depuis quelques années, parrainé par l’Union des écrivains Québécois, et organisé dans la région par l’APES, a eu lieu également en mai, à l’Université du Québec à Chicoutimi, dans le convivial Salon du Recteur, au nouveau Pavillon des Humanités. Son thème était donc également Voyages : “On parle beaucoup de la tour d’ivoire des écrivains, en particulier, mais cette tour d’ivoire est souvent aussi une voiture, un autobus, un avion, un wagon, voire un bateau, le tour en tout cas d’y voir ailleurs si on y est. Pourquoi cette bou-geotte de certains écrivains ? Ne peuvent-ils bien parler d’ici que d’ailleurs? Ou doivent-ils se dépétrer d’ici pour trouver leur véritable lieu d’écriture, qui n’y est point? Pourquoi se dépayse-t-on, parfois pour longtemps, par-fois pour toujours? Et y a-t-il des limites à ce dépaysement – par exemple, celle de la langue? D’autres artistes éprouvent-ils aussi ce besoin de mouvement? Pourquoi ? Pour quoi ?” On a débattu de ces sujets lors de la table-ronde qui rassemblait visi-teurs et résidents de la région : Andrée Laurier, de Montréal, Guy Jean de Hull, Gilles Pellerin de Québec, Danielle Dubé et Yvon Paré de Jonquière et l’animatrice, Élisabeth Vonarburg, de Chicouti-mi. Après quoi les auteurs présents ont fait partager, par la lecture d’extraits de leurs textes, leurs goût – ou leur dégoût – du voyage. On a également visionné à cette occasion le beau documentaire du cinéaste Claude Bérubé, “Du Saguenay à Tanam Negara” sur le peintre René Gagnon, récemment venu d’un séjour créatif en Asie.

L’an prochain, sur le motif du Passage, on a invité des artistes qui se promènent entre les genres et les médias : Robert Racine (pour le visuel et les mots), Marcel Sabourin (les mots écrits, filmés, joués sur une scène ou à la radio)...

Les Vingt ans des congrès Boréal

Parrainé par l’APES, cet anni-versaire célébrait des genres peut-être moins pratiqués par ses membres, mais qui ont maintenant de solides assises au Québec. En effet, il y a vingt ans, avant la bière et l’éditeur du même nom, Élisabeth Vonar-burg organisait à l’UQAC le premier Congrès Boréal, sur la science-fiction, le fantastique, et l’ensemble des genres dits alors «para-littéraires» au Québec. C’est devenu un événement annuel, et deux autres congrès ont eu encore lieu à Chicoutimi, doublés de colloques internatio-naux, en 1982 et 1988, également organisés par Élisabeth Vonar-burg. Elle a donc récidivé, avec l’aide de Jean-Pierre Vidal et du Décanat aux Études avancées, pour fêter ce vingtième anni-versaire, sous l’égide de l’APES à l’Université de Chicoutimi, à la mi-juillet. L’événement était exclusivement consacré aux manifestations québécoises des «genres populaires» (comme on dit maintenant) et Chicoutimi est devenue, pendant cette fin de semaine, la capitale de la science-fiction québécoise : une quizaine d’auteurs québécois publiés ici et à l’étranger, (parmi lesquels Joël Champetier, Yves Meynard, Francine Pelletier, Jean-Jacques Pelletier, Daniel Sernine, Jean-Louis Trudel...) et deux invités français, Roland Wagner et Mau-rice Dantec. On a pu y parcourir une exposition-voyage dans le temps, présentant des oeuvres d’arts, des collections de revues, des livres d’auteurs québécois, des photos et vidéos compromettants («nous étions beaux quand nous étions jeunes... du moins avions-nous des cheveux»). On a discuté et disputé de littérature, de ciné-ma, de BD et de... musique, lors de deux journées de tables-rondes ouvertes au public, puis on a assisté à une soirée de lectures en musique précédant la reprise de Tyranaël Oratorio, du groupe CL2B, sur un texte origi-nal d’Élisabeth Vonarburg. Un souper-lectures a enfin eu lieu à l’Auberge des Battures, avec accompagnement de coucher de soleil grandiose et de mousti-ques dévorants, et l’on s’est donné rendez-vous en 2010 pour le trentième anniversaire...

Il y a d’autres activités, peut-être moins spectaculaires, mais tout aussi chères à notre coeur : ainsi les
Ateliers de lecteurs à la Bibliothèque de Chicoutimi.

Animés par Yvon Paré, ils visent à mieux faire connaître au grand public la littérature de la région et ils ont d’abord porté au printemps dernier sur deux romans, La Maison du remous de Nicole Houde, mis en regard d’une façon singulièrement éclai-rante avec Les Oiseaux de glace, d’Yvon Paré ; cet automne, on fera ainsi dialoguer la Nuit des Perséïdes, de Jean-Alain Trem-blay et Zone portuaire, d’André Girard : après avoir lu chaque ouvrages et l’avoir commenté entre eux, lecteurs et animateur accueillent les auteurs et discu-tent avec eux, des échanges très enrichissants – et quelquefois aussi déroutants pour les uns que pour les autres ! Car ce n’est jamais impunément, certes, que lecteurs et écrivains se ren-contrent... On peut encore s’inscrire à la Bibliothèque de Chicoutimi.

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Dernière révision : 31 janvier 2000

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