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« Né dans le rang double
à St-félicien, au Lac-St-Jean, Thomas Laforge Meloche, 22 ans, considère
sa peinture comme une interprétation de ses rêves qui l’aide à
comprendre la réalité. Son imagination débridée résulte
tantôt dans une œuvre sombre et dépouillée, tantôt dans
un éclatement de couleurs “rêvealiste”.
La passion pour la peinture a commencée à la maternelle lorsqu’il en
dévorait. De la gouache, au crayon de couleur, en passant par les collages,
l’acrylique et les masques, pour en arriver à la peinture à l’huile;
petit train ira loin.
Le côté shamanique, mystérieux de la nuit donne au travail une
entrée vers des perceptions nouvelles. Animaux, humains en chair aux confins
de l’univers permettent aux visionnaires de passer à une autre étape
de la création manuelle visuelle. Lier le réaliste à la manière
de voir ce que l’on a dans notre théâtre personnel “rêvealiste”
donne un autre aperçu de la réalité.
La peinture est une fuite de la vie quotidienne, un échappatoire où
tout est permis et où les limites ne servent qu’à être dépassées
à coups de machines à 4-temps. C’est aussi comme faire de la plongée
en apnée: il faut s’inspirer; respirer, ensuite plonger; action, par après
on observe et on ressort de l’activité un peu plus ressourcé. La peinture
à temps plein est difficile car il faut prendre le temps de se ressourcer
avant d’y replonger. Parfois les idées qui en ressortent ne donnent leur vrai
sens que quelques années plus tard, avec un peu de recul elles prennent souvent
un sens différent. C’est un métier où il faut prendre son temps
et mettre sa patience à l’épreuve. » |
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