« Un monde issu de mon inconscient qui dans
sa figuration métaphysique porte mes traumatismes à émerger
de mes rêveries pour s’enlacer à mon authenticité qui porte mes
craintes au plateau des souffrances refoulées. Un cheminement de mes états
d’âme qui s’épure par l’autopsychanalyse de ma peinture, cette part
intégrale de moi-même, invisible qui se révèle dans les
détriments du réel définissant l’infiniment petit dans la dénaturation
de l’infiniment grand.
Une
ambivalence hémophilique??? Qui me projette dans ma révolte à
mon amour de la création de pièces uniques.
Un rejet par mon authenticité
de toutes conceptuels ramenant les détriments du concept à mon authenticité.
Mon cheminement qui, sans être privé d’évolution, se retrouve
privé du cheminement lui même dans ce rejet des conceptuelles qui laissent
place aux excès de folie ou de perversions. La naïveté de mon
inconscience alimente mon conscient pour lui révéler que mon savoir
ne doit pas se lier à mon intellect et mon ego mais, au savoir lui-même.
Face
à cette perdition de l’image de l’artiste lui-même, je me retrouve enlacé
à ma folie et à ma perversion qui me révèle dans l’instance
du réel, une part intégrante de MOI. Je délaisse donc les avoirs
de la matérialité pour le reflet de l’image de ce que je suis ou enfin,
de ce que je ne serai jamais . Je cherche donc, face à ma perte identitaire,
qui je suis mais, avant tout pour qui je le suis ; donc jamais je ne m’arrêterai
de créer car, je suis un damné. Privé du retour de mon reflet
social, je me résulte donc à cette idée de Jacques Lacan : "
Je ne suis qu’une image ". » |