Voilà l’itinéraire
artistique des œuvres de Tanguay à travers ses trente dernières années
de création.
Il faut cependant ajouter que Tanguay
est un peintre surréaliste d’avant-garde dont les tableaux sont marqués
par un dessin où l’originalité et la performance n’ont aucun équivalent
véritable dans la peinture Québécoise.
Les " pointes " de Tanguay, ses cercles aussi, ses assemblages hétéroclites,
sa vision " au-delà du réel " des objets qu’il transpose
sur la toile avec l’huile, le crayon, l’acrylique et de bien d’autres façons
donnent un ton de " vision nouvelle " aux choses les plus banales de la
vie.
Sa grande passion pour les paysages écorchés, (ex. : l’archipel des
Iles Mingan), les arbres tordus par le vent, les débâcles printanières
des rivières, la nostalgie de l’eau aussi sont autant de facteurs qui interviennent
dans la façon de traduire la nature et donne lieu à des compositions
paradoxalement harmonieuses dans leur morcellement.
Ce surréaliste peut "
commettre " des tableaux d’un réalisme frappant empreint d’une certaine
douceur et souvent tourmentés par cette même douceur, comme si l’artiste
ne pouvait s’empêcher de traduire à travers sa propre vision l’étrangeté
des choses, de la vie, de la mort, à travers un mouvement continu.
Cette transformation subconsciente de la vie des êtres et des choses est l’un
des phénomènes de l’art de Tanguay qui mériterait sans doute
une plus longue réflexion. Mais toute l’œuvre de l’artiste est ainsi faite
de paradoxes dont la beauté transcende toute signification dans cette œuvre
déjà fort importante en qualité et aussi en quantité.
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