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Gisèle Otis vit à
Ste-Hedwidge, partageant son temps entre le taïchi qu’elle transmet “avec humilité
et passion, des bénévolats choisis, et les mots ! “ Mais elle est née
à Mistassini dans les années Duplessis :
« Ma
révolution fut tranquille, j'ai babyboomé insouciante comme bien des
gens de ma génération. Tout mon parcours de femme fut peuplé
de mots. Ceux des autres surtout. Les miens par nécessité ou bonheur,
c'est selon. Ado effervescente, orpheline paumée, étudiante infirmière
infirme, épousée enthousiaste, femme au travail bancaire, mère
veilleuse au grain, amie, soeur : parcours en contrepoints brodés de mots.
Et toute ma vie fut peuplée de couleurs — celles des autres surtout. Les miennes
ont étalé sur la toile pendant des années ce et ceux que j'aime.
Quelques expositions ici et là, à Roberval et ailleurs, le pigment
a séché, le piquant aussi, les pinceaux patientent.
Alors l'élan créateur change de médium, touche à tout
en dilettante, plus cigale que fourmi, toujours en recherche, en réflexion...
De «
L'Envolée
», Tome 1, (coll., Ed. Félix, 1999) à Haïku et francophonie
canadienne (Ed. David, 2000) mes mots vont Chevaucher la lune avec d'autres poètes : une
autre anthologie de haïku à paraître ce mois-ci, toujours aux Editions
David. » |
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